Dans une démarche de transparence administrative, le Président de la Délégation Spéciale (PDS) de Matam, Badra Koné, vient de clarifier un point de friction récurrent entre les attentes citoyennes et la réalité légale : la gestion des infrastructures de jeunesse et de sport.
Pour le citoyen lambda, une infrastructure située dans les limites de la commune devrait naturellement être pilotée par le président de la délégation spéciale. Pourtant, la réalité juridique guinéenne est plus nuancée. Badra Koné rappelle avec fermeté que la proximité n’équivaut pas à la responsabilité.
Le constat est sans appel : les grands stades et les maisons des jeunes demeurent sous le giron du Ministère de la Jeunesse et des Sports. Une situation qui prive la commune de tout levier direct sur : La nomination des directeurs de centres ; L’allocation des budgets de maintenance ; L’engagement de dépenses publiques locales.
La sécurité juridique au cœur de la décision
Le PDS de Matam souligne un point crucial de la gestion publique : le risque d’irrégularité financière. Engager les fonds de la commune pour rénover un stade qui n’appartient pas officiellement au patrimoine communal constituerait une faute de gestion grave.
« Une mairie ne peut agir que dans le cadre de la loi », précise Badra Koné.
Pour que la mairie puisse prendre les commandes, trois conditions souvent non réunies actuellement sont nécessaires : l’inscription au patrimoine communal, la prévision budgétaire spécifique et, surtout, un transfert officiel de compétence acté par l’État.
Un plaidoyer pour la jeunesse malgré les contraintes
L’impossibilité de gestion directe ne signifie pas pour autant un désintérêt de la municipalité. Au contraire, le PDS mise sur une stratégie d’influence :
Le lobbying institutionnel : Pousser l’État à une meilleure prise en charge des édifices dégradés.
L’appui aux projets locaux : Soutenir les associations de jeunesse dans le cadre des compétences communales existantes.
La médiation : Servir de pont entre les gestionnaires nommés par le ministère et les usagers de Matam.
En communiquant ainsi, Badra Koné ne se contente pas de décliner une responsabilité ; il fait preuve de pédagogie républicaine. En expliquant les rouages de l’État, il protège l’institution communale contre les critiques d’inaction et appelle les citoyens à identifier le bon interlocuteur pour chaque problématique.
Lass






