CONAKRY – Le processus d’assainissement de l’administration publique guinéenne franchit un nouveau palier. Le ministère de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique a annoncé la détection de 652 agents présentant des irrégularités dans le Fichier Unique de Gestion Administrative et de la Solde (FUGAS), pierre angulaire de la gestion des effectifs et des rémunérations de l’État.
Selon les informations communiquées, ces anomalies concernent principalement des incohérences dans les données administratives, notamment liées aux lieux de résidence des agents. Une situation jugée suffisamment préoccupante pour déclencher une vaste opération de vérification.
« Les agents concernés recevront des notifications à cet effet. Cette démarche vise à renforcer la transparence, la fiabilité du fichier de la Fonction publique et la qualité de la gestion des ressources humaines de l’État », a déclaré le ministre Faya François Bourouno.
Dans la foulée, une commission spéciale de vérification a été instituée auprès de la Direction générale de la Fonction publique. Opérationnelle depuis le mardi 5 mai 2026, elle est chargée d’examiner au cas par cas les dossiers signalés, de procéder aux contrôles nécessaires et, le cas échéant, de valider la régularisation des situations conformes.
En attendant les conclusions de cette instance, une mesure forte a été prise : la suspension provisoire des salaires des agents concernés. Leurs bulletins de paie porteront désormais la mention « Anomalie Vérification », conformément aux dispositions légales en vigueur.
Les agents épinglés sont invités à se rapprocher de leurs services des ressources humaines et à fournir, dans les meilleurs délais, l’ensemble des pièces justificatives requises pour clarifier leur situation administrative.
Pour le ministre, cette opération s’inscrit dans une logique de « bonne gouvernance, d’équité et de justice administrative ». Un signal fort envoyé dans un contexte où la maîtrise des effectifs et la transparence dans la gestion des deniers publics restent au cœur des réformes engagées par les autorités.
Par H.CAMARA






