CONAKRY – Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, a présidé ce lundi la cérémonie de lancement de l’atelier de validation des avant-projets de la Politique Foncière Nationale (PFN) et de la Politique Foncière Agricole (PFA), dans un complexe hôtelier de la place. Une étape décisive dans la refondation du système foncier guinéen, longtemps confronté à l’insécurité juridique, aux conflits domaniaux et aux difficultés d’accès à la terre.
À travers cette rencontre stratégique, les autorités entendent poser les bases d’une gouvernance foncière moderne, transparente et capable de soutenir durablement le développement économique, agricole et urbain du pays.
L’objectif principal de cet atelier est de présenter les avant-projets des deux politiques foncières, recueillir les observations des acteurs concernés et enrichir les documents avant leur validation définitive.
Les travaux portent notamment sur la présentation des méthodologies ayant servi à l’élaboration de la PFN et de la PFA, la synthèse des grandes orientations des deux textes ainsi que la collecte des recommandations des participants en vue de leur amélioration.
Dans son intervention, le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement du Territoire a rappelé que la question foncière constitue aujourd’hui un enjeu central de stabilité institutionnelle, de cohésion sociale et de compétitivité économique.
Selon lui, cet atelier marque une étape majeure dans la réforme du cadre de gouvernance foncière en République de Guinée.
« Il ouvre une nouvelle phase dans l’organisation, la sécurisation et la modernisation d’une gestion transparente et efficace des titres fonciers », a-t-il déclaré devant les participants.
Même son de cloche du côté du ministère de l’Agriculture. Pour la ministre Hadja Aminata Kaba, le foncier représente un levier stratégique du développement économique, social et environnemental du pays.
Elle a souligné que l’accès sécurisé à la terre demeure indispensable pour garantir la sécurité alimentaire, préserver les ressources naturelles et assurer la prospérité des générations futures.
Prenant la parole à son tour, le Premier ministre a rappelé que ces avant-projets sont le fruit de plusieurs années de concertations et de réflexions engagées depuis 2022.
Le Chef du Gouvernement a insisté sur le caractère urgent et hautement stratégique de cette réforme foncière, estimant que l’insécurité liée à l’accès à la terre reste l’un des principaux freins au développement agricole, à l’investissement privé et à la valorisation du potentiel économique national.
« La sécurisation foncière est une condition essentielle pour stimuler la production agricole, nourrir les populations et favoriser la mise au travail des citoyens sur l’ensemble du territoire national », a-t-il affirmé.
Le Premier ministre a également mis l’accent sur la nécessité de bâtir une gouvernance foncière moderne afin de prévenir les conflits domaniaux, accompagner l’urbanisation croissante et renforcer durablement la stabilité sociale.
Selon lui, la sécurisation des propriétés et la délivrance de titres fonciers fiables permettront aussi aux investisseurs, aux institutions financières et aux opérateurs économiques d’accéder plus facilement aux mécanismes de financement.
Dans une déclaration à forte portée politique et économique, le Chef du Gouvernement a réaffirmé la volonté des autorités de construire une société organisée, stable et favorable aux investissements.
Au nom du Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, il a officiellement déclaré ouverts les travaux de présentation et de validation des avant-projets de la Politique Foncière Nationale et de la Politique Foncière Agricole.
À travers cette réforme ambitieuse, les autorités guinéennes affichent clairement leur volonté de transformer le foncier en véritable moteur de développement, de paix sociale et de croissance économique durable.
Par nimba224.com






