KAGBÉLEN – 20 août 2026. Pas de dossiers derrière un bureau, mais les réalités du terrain. Le ministre de l’Élevage, Alpha Bacar Barry, a choisi de commencer par le concret. Ce jeudi, le patron du département s’est rendu sur le site de l’abattoir de Kagbélen, dans le cadre d’une visite consacrée aux infrastructures d’abattage et aux conditions de fonctionnement de la filière bétail-viande.
Une descente sur le terrain qui se veut loin d’une simple visite protocolaire. Accompagné de la Secrétaire générale et du Chef de cabinet de son département, le ministre est allé directement au contact des installations, des responsables et des acteurs de la filière.
Objectif : constater, écouter, identifier les difficultés et dégager les priorités.
Les chiffres donnent immédiatement une idée du potentiel du site. L’abattoir de Kagbélen s’étend sur une superficie totale de 6 hectares, mais seulement 2 hectares sont actuellement occupés.
Sa capacité d’accueil est annoncée à 250 têtes de bétail par jour. Des données qui placent le site parmi les infrastructures importantes de la chaîne de production et de transformation de la viande en Guinée, tout en laissant apparaître une marge de développement considérable.
Pour le ministère de l’Élevage, l’enjeu consiste désormais à comprendre pourquoi ce potentiel reste partiellement exploité et surtout à identifier les investissements et aménagements nécessaires pour améliorer les performances de l’infrastructure.
Au cours de cette immersion, Alpha Bacar Barry a pu apprécier directement l’état des installations et échanger avec les responsables ainsi qu’avec les différents acteurs présents sur le site. Une démarche qui traduit une volonté affichée de rapprocher l’action publique des réalités quotidiennes de la filière.
Car derrière les statistiques sur le cheptel et la production animale se trouvent des problématiques très concrètes : infrastructures d’abattage, capacité d’accueil, équipements, hygiène, organisation et conditions de fonctionnement.
Autant de paramètres qui déterminent la qualité de la viande produite, la compétitivité de la filière et, au bout de la chaîne, la sécurité des consommateurs.
Cette visite intervient dans un contexte où la modernisation de l’élevage et de la filière bétail-viande apparaît comme un enjeu majeur pour la Guinée.
L’ambition affichée par le département est de mieux valoriser les ressources animales du pays et de renforcer progressivement les infrastructures capables d’accompagner le développement de la filière.
À Kagbélen, le ministre entend donc partir des réalités observées pour mieux cibler les interventions.
C’est précisément le sens que le département de l’Élevage veut donner à cette démarche de terrain. En se rendant directement sur les sites concernés, Alpha Bacar Barry affiche une méthode : ne pas décider uniquement depuis les bureaux, mais confronter les ambitions aux réalités du terrain.
L’abattoir de Kagbélen constitue ainsi une première étape d’une démarche destinée à mieux cerner les besoins de la filière bétail-viande. Avec ses six hectares, sa capacité annoncée de 250 têtes par jour et une superficie actuellement occupée limitée à deux hectares, le site concentre à lui seul une partie des défis — mais aussi des opportunités — de la modernisation de l’élevage guinéen.
Le message du ministre est désormais clair : pour transformer durablement la filière, il faudra d’abord comprendre ce qui se passe sur le terrain.
Par H.CAMARA










