mercredi, février 11, 2026
AccueilACTUALITÉSDiffamation contre le patron de la police : Un an de prison...

Diffamation contre le patron de la police : Un an de prison avec sursis pour Souleymane Jozi Camara !

Tribunal – Le verdict est tombé ce mercredi au tribunal de première instance de Kaloum : Souleymane Diallo, alias Souleymane Jozi Camara, a été reconnu coupable de diffamation à l’encontre du Directeur général de la police nationale, le Contrôleur général Djénaba Sory Camara. Il écope d’un an de prison avec sursis et devra verser une amende de 2 millions de francs guinéens.

Les faits remontent au 3 juin dernier, jour du décès du Colonel Idrissa Jozi Camara, ex-coordinateur des Brigades Anti-Criminalité (BAC), terrassé par une crise cardiaque devant une agence bancaire à Kaloum alors qu’il tentait d’empêcher l’enlèvement de son véhicule par une grue de la police.

Dans la foulée de ce drame, Souleymane Diallo, présenté comme le fils spirituel du défunt officier, avait publiquement accusé le Directeur général de la police d’être responsable de la mort de “son père”, suscitant une vive polémique. Interpellé puis déféré, il a reconnu les faits en audience, évoquant un excès de colère et une réaction émotionnelle face à la brutalité des événements.

« C’est moi qui ai tenu ces propos. Je regrette profondément. Je n’avais pas l’intention de nuire à M. Djénaba Sory Camara. J’étais sous le choc », a-t-il déclaré à la barre.

La partie civile, représentée par Me Abdourahmane Dabo, a reconnu le préjudice moral important causé à son client, tout en faisant preuve de retenue :

« Les propos du prévenu ont été dévastateurs pour l’honneur et la réputation du Directeur général. Mais notre client, après consultation, a décidé de pardonner et ne réclame aucun dommage et intérêt. »

Le ministère public, de son côté, a requis un an de prison dont huit mois avec sursis, insistant sur la nécessité de protéger la dignité des institutions et de lutter contre les dérives verbales sur les réseaux sociaux.

« Aujourd’hui, pour une connexion à 2 000 GNF, certains salissent l’image des autres. Cela doit cesser », a martelé le procureur Mamadi Keita.

L’avocat de la défense, plaidant la clémence, a souligné que son client est un délinquant primaire, qu’il a pleinement reconnu les faits, et a demandé au tribunal de prendre en compte le désistement de la partie civile et l’article 136 du Code pénal sur le sursis.

Après délibération, le tribunal a tranché : culpabilité pour diffamation, condamnation à un an de prison avec sursis et à une amende de 2 millions GNF.

Cette affaire relance le débat sur la responsabilité des citoyens face à leurs propos publics, surtout en période de tension sociale, où les mots peuvent avoir des conséquences judiciaires lourdes.

Par nimba224.com

RELATED ARTICLES

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

- Advertisment -
CIAO

Most Popular

Recent Comments