samedi, mai 2, 2026
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Démission de Dansa Kourouma : la DGE contre-attaque et démonte les accusations d’irrégularités

La polémique enfle, la réponse est tranchante. Au cœur des tensions qui entourent le processus électoral en cours, la question de la démission du président du Conseil national de la transition (CNT), Dr Dansa Kourouma, a déclenché une vague de contestations. Accusée de légèreté, voire de complaisance, la Direction générale des élections (DGE) sort du silence et réplique sans détour.

Face aux critiques, sa directrice générale, Djénabou Touré, a choisi la fermeté. Dans une déclaration publique, elle balaye d’un revers de main toute suspicion d’irrégularité et affirme que le dossier de l’intéressé est en règle. « La lettre de démission existe. Elle est bel et bien jointe au dossier. Et lorsque la Cour en a fait la demande, elle lui a été transmise », martèle-t-elle, coupant court aux doutes qui alimentent la controverse.

Mais au-delà de l’existence du document, c’est sur la nature même des exigences que la DGE recadre le débat. Certains acteurs politiques réclament une déclaration publique de démission, à l’image d’autres responsables. Une exigence que Djénabou Touré rejette catégoriquement. « Ce n’est pas à la DGE d’ordonner à un candidat de faire une déclaration publique. Notre rôle est strictement administratif : vérifier la conformité des dossiers, rien de plus », tranche-t-elle.

Visiblement agacée par ce qu’elle considère comme une dérive du débat, la patronne de l’institution électorale rappelle les limites de ses prérogatives, encadrées par le Code électoral. « Que l’on me montre un texte qui m’autorise à contraindre un candidat à s’exprimer publiquement. Cela n’existe pas », insiste-t-elle, dénonçant en creux une tentative de pression sur l’organe électoral.

Dernier coup de griffe : Djénabou Touré invite les contestataires à abandonner les procès médiatiques au profit des voies légales. « S’il y a contestation, qu’elle soit portée devant la Cour. Mais qu’on cesse de jeter le discrédit sur tout le processus électoral », prévient-elle.

Dans un climat politique déjà électrique, cette sortie musclée de la DGE sonne comme un avertissement. Entre exigences de transparence et batailles d’interprétation juridique, le processus électoral guinéen avance sous haute tension.

 

 

Par nimba224.com

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