L’annonce du décès d’Aboubacar Savané, un étudiant guinéen détenu en Égypte pour des questions de séjour, suscite une vive émotion. Le Syndicat National de l’Enseignement Franco-Arabe de Guinée (SNEFAG) monte au créneau et exige des explications de la part des autorités diplomatiques.
C’est dans la nuit du vendredi 27 au samedi 28 février 2026, qu’Aboubacar Savané a rendu l’âme en milieu carcéral sur le sol égyptien. Selon les premières informations, le jeune homme était retenu par les autorités locales en raison de difficultés liées à la régularisation de son titre de séjour.
Dans un communiqué publié ce dimanche 1er mars à Conakry, le SNEFAG exprime sa profonde tristesse et son indignation face aux circonstances de cette disparition. Le syndicat déplore qu’un problème administratif ait pu conduire à une telle tragédie et interpelle directement l’État guinéen.
Le bureau exécutif du syndicat ne compte pas en rester là. À travers sa déclaration, il formule trois exigences majeures :
Toute la lumière sur l’affaire : Une implication immédiate de la diplomatie guinéenne au Caire pour déterminer les causes réelles du décès.
Rapatriement du corps : Le syndicat demande aux autorités de faciliter le retour de la dépouille pour que la famille puisse faire son deuil.
Protection des étudiants : Un appel urgent au gouvernement pour renforcer le suivi consulaire des Guinéens à l’étranger, souvent livrés à eux-mêmes face aux administrations locales.
Afin de suivre le dossier de près et d’accompagner la famille de la victime, le SNEFAG a annoncé la création d’une cellule de crise. Tout en appelant les étudiants guinéens installés en Égypte au calme et à la sérénité, le syndicat les invite à rester mobilisés pour que « justice soit rendue » à leur compatriote.
Par Lass






