Le monde de la culture est en deuil. Le virtuose malien Boncana Maïga s’est éteint ce lundi matin, 28 février, à l’âge de 77 ans, à la clinique Pasteur de Bamako. Figure de proue de la musique afro-cubaine, il laisse derrière lui un héritage immense et une empreinte indélébile sur la scène internationale.
Un bâtisseur de ponts musicaux
Maître de la fusion, Boncana Maïga a consacré sa vie à créer des passerelles entre les sonorités traditionnelles du Mali et les rythmes modernes. On lui doit notamment la fondation de formations légendaires, au premier rang desquelles le groupe Africando, qui a fait rayonner la salsa africaine à travers le monde.
Son talent ne se limitait pas à la scène. Dans les années 1980, il avait pris les rênes de l’orchestre de la Radiotélévision ivoirienne (RTI), avant de devenir un visage familier du paysage audiovisuel francophone en présentant l’émission culte « Stars Parade » sur TV5 Monde.
Époux de la star de la musique guinéenne Aïcha Kamaldine Conté, le maestro s’en va, et avec lui, le souffle unique de sa flûte traversière qui ne retentira plus.
Compositeur, arrangeur et producteur de génie, celui que l’on surnommait affectueusement « le Maestro » aura marqué plusieurs générations d’artistes. Son décès constitue une perte inestimable pour le Mali et pour l’ensemble du continent africain, qu’il a servi avec élégance et passion jusqu’à son dernier souffle.
Lans YANSANÉ






