Conakry – Coup de théâtre judiciaire dans une affaire qui avait profondément secoué le paysage sportif guinéen. Plus d’un an après avoir été suspendus pour des accusations d’abus sexuels sur des joueuses de la sélection féminine U20, plusieurs entraîneurs voient la justice trancher en leur faveur. Le Tribunal de Première Instance (TPI) de Dixinn a en effet rendu une ordonnance de non-lieu, écartant toute charge retenue contre eux.
En début d’année 2024, des allégations graves d’abus sexuels avaient été portées contre Daouda Yansané, Sékou Tidiane Kaba, Sékouba Camara et Mariame Diallo, tous membres de l’encadrement technique de l’équipe féminine U20. Ces accusations avaient immédiatement conduit la Fédération Guinéenne de Football (FGF) à suspendre les mis en cause, en attendant l’issue des enquêtes judiciaires.
Dans une ordonnance rendue publique le 30 juillet 2025, le doyen des juges d’instruction du TPI de Dixinn a déclaré qu’aucune preuve tangible ne permettait de soutenir les accusations portées à l’encontre des entraîneurs. Par conséquent, il a ordonné un non-lieu, mettant ainsi fin aux poursuites.
Les avocats des accusés, Me Mory Deen Yansané et Me Émile Sagno, ont salué une décision qu’ils qualifient de « triomphe de la vérité et du droit ». Ils ont immédiatement notifié la Fédération Guinéenne de Football, via son secrétariat général, pour que les techniciens soient réintégrés dans leurs fonctions.
Il appartient désormais à la FGF de se prononcer officiellement sur la levée des suspensions et le retour éventuel des entraîneurs au sein de la direction technique nationale.
Même si la justice a tranché, cette affaire soulève des questions importantes sur la gestion des plaintes dans le milieu sportif, la présomption d’innocence, et la nécessité de mécanismes de protection des athlètes comme des encadreurs. Elle rappelle aussi l’importance de mener des enquêtes rigoureuses, sans céder aux pressions de l’opinion.
Par nimba224.com






