L’un des dossiers majeurs actuellement examinés par la chambre de l’instruction de la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF) concerne Mory Camara, ancien directeur général des Impôts, Mamadou Dian Diallo, directeur de la législation, du contentieux et des relations internationales, ainsi que Mamoudou Bérété, directeur du contrôle fiscal.
Ces hauts cadres sont poursuivis par le ministère public et l’État guinéen, représenté par l’Agent judiciaire de l’État, pour des faits présumés de détournement de deniers publics, enrichissement illicite, corruption et blanchiment de capitaux.
Lors d’une conférence de presse tenue à Conakry vendredi dernier, un substitut du procureur spécial a fait le point sur l’évolution de cette affaire.
« Ce qu’il faut retenir essentiellement de ce dossier, c’est que les inculpés ont été entendus sur procès-verbal de première comparution et interrogés au fond. Le dernier acte posé par la chambre de l’instruction remonte au mercredi 19 mars, avec la confrontation entre l’ex-directeur général des Impôts et le directeur de la législation, du contentieux et des relations internationales. »
— Malick Marcel Oularé, substitut du procureur spécial
Par ailleurs, un arrêt de la Cour suprême est attendu dans cette affaire. Il portera sur la décision de la chambre de contrôle de l’instruction, qui avait annulé l’inculpation de Mamoudou Bérété.
Pour rappel, les trois mis en cause ont été inculpés et placés sous mandat de dépôt le 3 janvier 2025. L’affaire porte sur un montant estimé à plus de 800 milliards de francs guinéens.
Par H. Camara






