CONAKRY – Le gouvernement veut accélérer le rythme. Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, Amadou Oury Bah, a présidé ce vendredi la deuxième session du Comité interministériel de coordination et de suivi du Pôle 2 « Économie et transformation productive », avec un objectif clairement affiché : transformer les décisions prises en actions concrètes et mesurables.
Autour de la table, sept départements ministériels ont examiné neuf dossiers soumis à l’attention et à l’arbitrage du Premier ministre. Deux autres questions ont été renvoyées à la prochaine session.
Au-delà des échanges, la rencontre a surtout permis d’arrêter plusieurs mesures destinées à accélérer l’exécution de projets et programmes considérés comme prioritaires par le gouvernement.
Le ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël Nabé, a mis en avant l’intérêt de ce mécanisme interministériel, présenté comme un cadre permettant de renforcer la concertation entre départements, de faciliter la prise de décision et surtout d’assurer le suivi de l’action gouvernementale.
L’enjeu, selon lui, est désormais de passer rapidement des décisions aux résultats, afin que les mesures arrêtées produisent des effets tangibles au bénéfice des populations.
Le ministre de l’Élevage, Alpha Bacar Barry, a, pour sa part, insisté sur la nécessité d’une approche fondée sur la co-construction et la coordination entre les différents départements concernés.
Il a notamment cité l’opération d’importation de bovins gestants améliorés en provenance du Brésil, un projet qui mobilise plusieurs secteurs. Sa mise en œuvre nécessite notamment la préparation des aires de confinement, le développement de la production nationale de fourrage et le renforcement de la transformation des produits laitiers.
Autant de volets qui, selon le ministre, ne peuvent être traités isolément et nécessitent une intervention coordonnée de plusieurs administrations.
Le ministre, secrétaire général du Gouvernement, Tamba Benoît Kamano, a également souligné la portée du dispositif. Celui-ci doit permettre de renforcer l’interministérialité et de régler en amont les difficultés liées aux dossiers avant leur éventuelle transmission aux instances supérieures d’arbitrage.
Désormais, les départements concernés disposent d’un délai maximum de 15 jours pour faire le point sur l’état d’exécution des décisions prises.
À travers cette deuxième session du Pôle « Économie et transformation productive », l’Exécutif entend ainsi resserrer le dispositif de coordination entre ministères et instaurer davantage de célérité dans l’exécution des décisions. Le véritable test commence désormais après la réunion : celui de la mise en œuvre effective des engagements arrêtés.
Par nimba224.com






