mercredi, août 26, 2026
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Dar-es-Salam : 1 500 personnes à reloger après l’éboulement meurtrier, 72 ménages à haut risque doivent être évacués d’urgence, tandis que 542 sinistrés sont déjà hébergés à Dixinn.

À Dar-es-Salam, le danger n’est pas retombé avec l’éboulement. Il s’est déplacé sur les populations qui vivent encore au pied de la décharge.

Trois jours après la catastrophe survenue dans la commune de Gbessia, le Gouvernement guinéen passe à une vitesse supérieure. Le mot d’ordre est désormais clair : éloigner les populations du danger avant qu’un nouveau drame ne survienne.

Le chiffre donne le vertige : environ 1 500 personnes ont été recensées comme ayant besoin d’un relogement.

L’annonce a été faite mardi 25 août 2026 par la ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, Camara Djénabou Touré, lors d’une visite à l’école primaire de Dixinn Centre 1, où 542 sinistrés sont actuellement pris en charge.

Mais derrière le chiffre global des personnes à reloger se cache une urgence encore plus immédiate.

72 ménages vivant aux abords de la décharge ont été classés à haut risque. Leur évacuation devient une priorité pour les autorités, qui redoutent de nouveaux accidents sur un site déjà frappé par une catastrophe meurtrière.

Les opérations de recensement se poursuivent afin d’identifier les habitations encore exposées et de déterminer les personnes devant être déplacées vers des zones sécurisées.

Pour absorber cette vague de relogement, de nouveaux sites d’accueil doivent être identifiés dans plusieurs communes de Conakry.

À Dixinn Centre 1, la catastrophe a déjà transformé une école en refuge.

542 personnes y sont actuellement hébergées, dans le cadre du dispositif d’urgence mis en place après l’éboulement.

La réponse ne se limite pas à l’hébergement. Les autorités ont déployé un dispositif médical spécialisé pour prendre en charge les blessés. Des moustiquaires ont également été distribuées aux sinistrés, tandis que les équipes de secours poursuivent les opérations d’assistance.

Mais l’enjeu dépasse désormais la seule prise en charge des victimes : il faut empêcher que la catastrophe ne fasse de nouvelles victimes.

Face à l’ampleur du danger, le Gouvernement annonce une décision lourde de conséquences : la démolition complète de la décharge de Dar-es-Salam dans les prochains jours.

Avant cette opération, le périmètre devra être sécurisé. Des équipes mixtes sont mobilisées pour inspecter les zones environnantes et identifier les habitations susceptibles de présenter encore un danger.

L’objectif est double : sécuriser immédiatement les riverains et préparer la disparition du site.

Pendant que les survivants sont pris en charge et que les populations menacées sont recensées, une autre étape douloureuse se profile.

Une inhumation collective des victimes de l’éboulement est prévue par les autorités. Elle devrait intervenir alors que les opérations de sécurisation et d’assistance se poursuivent sur le terrain.

À Dar-es-Salam, les chiffres résument à eux seuls l’ampleur de la crise : 1 500 personnes à reloger, 542 sinistrés déjà accueillis et 72 ménages placés parmi les plus exposés.

L’enjeu n’est plus seulement de secourir les victimes de l’éboulement. Il est d’empêcher qu’un second drame ne frappe les populations restées aux portes de la décharge.

Entre évacuation des familles, sécurisation du périmètre, recherche de sites d’accueil et démolition annoncée de la décharge, Dar-es-Salam est devenu le théâtre d’une opération d’urgence grandeur nature : mettre des milliers de personnes hors de danger avant que la terre ne frappe encore.

 

Par nimba224.com

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