CONAKRY — Place aux chiffres, aux résultats et aux écarts. Après deux premières journées consacrées à l’évaluation des performances de plusieurs départements ministériels, la revue des rapports semestriels d’auto-évaluation s’est poursuivie ce mercredi avec cinq ministères intervenant dans des secteurs stratégiques du développement national.
Au cœur des échanges : ce qui était prévu, ce qui a été réalisé et ce qui reste encore à faire.
Sous la coordination du Ministre Directeur de Cabinet et du Directeur de Cabinet Adjoint, respectivement président et vice-président du Comité d’évaluation des ministères, avec l’appui de la Cheffe de Cabinet, les responsables des départements concernés ont présenté leurs résultats au titre du premier semestre 2026.
À partir des données contenues dans les rapports d’auto-évaluation, le pool de conseillers chargé des Infrastructures, des Ressources stratégiques et du Développement durable a procédé à l’examen du niveau d’exécution des engagements pris par les différents départements.
L’objectif est de faire ressortir les éventuels écarts entre les objectifs annoncés et les résultats effectivement obtenus, mais aussi d’identifier les contraintes qui ralentissent l’exécution des programmes publics.
Autrement dit, cette revue ne se limite pas à dresser un bilan. Elle vise également à comprendre pourquoi certains engagements avancent, pourquoi d’autres accusent du retard et quelles mesures doivent être prises pour accélérer leur mise en œuvre.
Pour cette troisième journée, cinq départements ministériels ont présenté leur rapport d’auto-évaluation de la performance :
1- Ministère de l’Énergie ;
2- Ministère de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures ;
3- Ministère de l’Agriculture ;
4- Ministère de l’Élevage ;
5- Ministère de la Pêche et de l’Économie maritime.
Des secteurs au cœur des préoccupations quotidiennes des populations, mais également des ambitions économiques du pays. Les délégations ministérielles étaient représentées par leurs Secrétaires généraux, Chefs de Cabinet, Conseillers principaux, Inspecteurs généraux et Directeurs généraux des Bureaux de stratégie et de développement.
À l’issue des présentations, le Ministre Directeur de Cabinet a invité les responsables à aller au-delà du simple constat et à faire ressortir les principaux obstacles qui affectent l’exécution de leurs programmes.
Ils ont également été appelés à formuler des recommandations et à proposer des mesures concrètes susceptibles d’améliorer les performances au cours du second semestre. Cette troisième journée de revue met ainsi en lumière une exigence désormais centrale : transformer les engagements gouvernementaux en résultats mesurables.
À mi-parcours de l’année 2026, l’exercice doit permettre aux départements concernés de corriger les insuffisances constatées, de lever les blocages et d’accélérer les programmes prioritaires. Car au-delà des rapports et des tableaux de performance, le véritable verdict se jouera sur le terrain : dans la disponibilité de l’électricité, l’accès à l’eau et à l’assainissement, la production agricole, le développement de l’élevage et la valorisation des ressources halieutiques.
Le semestre est passé. Il reste désormais quelques mois pour transformer les engagements en résultats.
Par M. DIALLO






