KINDIA – Des maisons éventrées, des vivres détruits et des familles plongées dans le désarroi. Dans la nuit du mardi au mercredi 17 juin 2026, une violente tempête accompagnée de rafales dévastatrices s’est abattue sur le quartier Abattoir 2, dans la commune urbaine de Kindia, laissant derrière elle un paysage de désolation.
À la première lueur du jour, les habitants découvrent l’ampleur du sinistre. Des toitures ont été arrachées comme de simples feuilles de papier, des arbres déracinés jonchent le sol et plusieurs concessions se retrouvent à ciel ouvert, exposées aux intempéries en pleine saison hivernale.
Si le bilan ne fait état d’aucune perte en vie humaine, les dégâts matériels sont considérables. De nombreuses familles ont vu leurs biens les plus précieux détruits par les eaux après que les vents ont emporté les tôles de leurs habitations.
Pour les victimes, la nuit restera gravée dans les mémoires. Mohamed Lamine Diallo, l’un des sinistrés, raconte avec émotion les instants de terreur vécus avec les siens.
« Le vent soufflait avec une force incroyable. Il renversait les arbres sur son passage. J’ai immédiatement compris que le danger était réel. J’ai regroupé toute ma famille à l’intérieur de la maison. Quelques minutes plus tard, l’eau a commencé à s’infiltrer par le plafond. En sortant, j’ai constaté que notre toiture avait complètement disparu. Les lits, les matelas, les fauteuils et même nos réserves de nourriture pour l’hivernage ont été détruits. Aujourd’hui, nous avons tout perdu », confie-t-il.
Dans ce quartier populaire de Kindia, plusieurs ménages passent désormais leurs journées à tenter de sauver ce qui peut encore l’être. Entre bâches de fortune et objets détrempés, les familles sinistrées peinent à cacher leur inquiétude face aux jours à venir.
Cette catastrophe relance également le débat sur la vulnérabilité des habitations face aux phénomènes climatiques de plus en plus fréquents et violents. Alors que l’hivernage ne fait que commencer, les habitants d’Abattoir 2 redoutent déjà de nouvelles intempéries.
En attendant une éventuelle assistance, les sinistrés lancent un appel urgent aux autorités, aux services humanitaires et aux personnes de bonne volonté. Car en une seule nuit, la tempête a balayé des années d’efforts et plongé des dizaines de familles dans une situation de grande précarité.
Par A. CAMARA








