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Affaire Jean Paul II : le directeur général écroué à Coronthie, la CRIEF saisie d’un dossier explosif

Conakry — Nouveau développement dans le dossier de présumés détournements au centre Centre Jean Paul II de Taouyah. Selon des sources concordantes proches de l’enquête, le directeur général, Soriba Soumah, a été placé sous mandat de dépôt et a passé sa première nuit à la Maison centrale de Coronthie.

Le dossier a été transmis au parquet spécial de la CRIEF ce jeudi 30 avril 2026, après 72 heures de garde à vue à la Direction centrale de la police judiciaire (DPJ). L’intéressé, convoqué le 23 avril, s’était présenté devant les enquêteurs le 27 avril, avant d’être placé en détention provisoire dans la foulée.

D’après les éléments recueillis, Soriba Soumah est poursuivi pour des faits présumés de détournement de deniers publics, faux et usage de faux, entre autres chefs d’accusation.

L’affaire trouve son origine dans des soupçons de mauvaise gestion financière au sein du centre Jean Paul II, établissement relevant du ministère en charge de la Promotion féminine. En ligne de mire : un montant estimé à plus de 12 milliards de francs guinéens, destiné à la rénovation et à l’équipement du centre sur une période de six mois.

Près d’un an après le lancement du projet, aucune amélioration notable n’a été constatée sur le site. Ni équipements, ni travaux visibles. Les fonds, eux, auraient pris une destination inconnue, suscitant de vives interrogations et déclenchant l’ouverture d’investigations approfondies par la CRIEF.

Dans ce dossier, le chef comptable, Mohamed Sangaré, est également cité. Selon plusieurs sources, il aurait quitté clandestinement le territoire guinéen à destination du Canada.

L’évolution du dossier est d’autant plus scrutée que Soriba Soumah avait déjà été suspendu de ses fonctions le 4 novembre 2025 par la ministre de tutelle d’alors, Charlotte Daffé, pour défaut de transparence dans la gestion des ressources financières.

Une décision finalement annulée le 14 janvier 2026, avec la réhabilitation de l’intéressé — un revirement qui avait suscité incompréhension et critiques au sein de l’opinion publique.

Désormais entre les mains de la justice, ce dossier aux ramifications sensibles pourrait connaître de nouveaux rebondissements. Des sources judiciaires évoquent la possibilité d’autres inculpations, y compris au sein de hauts cadres de l’administration, alors que les enquêteurs tentent de retracer le circuit des fonds disparus.

L’affaire, suivie de près par l’opinion, pourrait bien s’imposer comme un nouveau test de crédibilité pour la lutte contre la corruption en Guinée.

 

 

Par nimba224.com

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