À Coronthie, dans la commune de Kaloum, l’État guinéen marque un point stratégique dans sa politique sécuritaire. Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, Amadou Oury Bah, a inauguré le nouveau siège de la Direction régionale de la Police de Conakry, une infrastructure moderne présentée comme un levier de transformation des capacités opérationnelles des forces de l’ordre.
Érigé sur une superficie de 1 320 m², le complexe abrite un bâtiment à étage comprenant 24 bureaux entièrement équipés. Pensé selon les standards contemporains, il offre un cadre de travail optimisé, censé améliorer la coordination, la réactivité et l’efficacité des services de police dans la capitale.
Pour le Directeur régional de la Police de Conakry, le Commissaire divisionnaire Abdourahmane Sanoh, ce nouveau siège dépasse largement sa fonction administrative. Il traduit, selon lui, une volonté politique assumée : renforcer la sécurité des citoyens et garantir la protection de leurs biens dans un contexte urbain sous pression.
Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Général Ahmed Mohamed Oury Diallo, a enfoncé le clou en appelant à une montée en puissance qualitative des forces de l’ordre :
« Nous voulons une police qui travaille dans la dignité, avec des moyens adaptés et dans un environnement propice à l’efficacité », a-t-il déclaré.
Dans un discours aux accents institutionnels forts, Amadou Oury Bah a replacé cette inauguration dans une vision plus globale. Pour lui, investir dans des infrastructures modernes, c’est aussi restaurer l’autorité de l’État, renforcer sa présence sur le terrain et retisser le lien de confiance avec les citoyens.
Le Chef du Gouvernement a insisté sur un point clé : la crédibilité de l’action publique dépend autant de la qualité des services que des moyens accordés aux agents chargés de faire respecter la loi.
Si l’ouvrage impressionne par sa modernité, l’enjeu est désormais ailleurs : transformer cet investissement en résultats concrets sur le terrain. Dans une capitale confrontée à des défis sécuritaires croissants, ce nouveau quartier général pourrait bien devenir le symbole d’un tournant… ou celui d’une attente encore à satisfaire.
Par F. KEÏTA










