À mesure que l’échéance du 31 mai se rapproche, le paysage électoral guinéen gagne en lisibilité. Dans la nuit du mercredi au jeudi 16 avril 2026, la Direction Générale des Élections (DGE) a dressé un état des lieux détaillé des candidatures provisoirement retenues pour les scrutins uninominal et plurinominal. Une étape charnière qui précise les contours de la compétition à l’échelle nationale et dans la diaspora.


Selon la Directrice Générale des Élections, Madame Djénabou Touré, le dispositif électoral repose sur 50 circonscriptions couvrant l’ensemble du territoire ainsi que les Guinéens établis à l’étranger. Au total, 150 dossiers de candidature ont été réceptionnés par l’institution. À l’issue du premier examen, 109 ont été validés à titre provisoire, soit un taux de rejet de 27 %.
Sur le plan de la représentativité, 442 candidats sont en lice, dont 306 hommes et 136 femmes. Une proportion féminine estimée à 31 %, que la DGE considère conforme aux exigences légales en matière de parité. « Le quota demandé par rapport à la représentation féminine est respecté », a affirmé Madame Touré.
Dans les différentes circonscriptions, le nombre de listes en compétition variera entre deux et quatre, traduisant une configuration électorale relativement encadrée. « La compétition, provisoirement, va se jouer sur le territoire national entre les listes validées par la DGE », a précisé l’institution.
En parallèle, pour le scrutin proportionnel, 21 partis politiques ont déjà vu leurs listes nationales validées à titre provisoire, consolidant ainsi l’architecture globale du processus électoral.
Pour les candidats recalés, la procédure ne s’arrête pas là. La DGE rappelle que le code électoral ouvre une fenêtre de contestation. Les recours pourront être introduits 48 heures après la publication des résultats provisoires, exclusivement devant la Cour suprême.
Une phase décisive s’ouvre désormais, où les arbitrages judiciaires pourraient encore rebattre les cartes avant la validation définitive des candidatures. En toile de fond, un enjeu majeur : garantir un scrutin crédible, inclusif et juridiquement irréprochable.
À six semaines du vote, la machine électorale est lancée — et la compétition, elle, est déjà bien engagée.
Par nimba224.com






