Mamou — L’émotion était vive et palpable ce vendredi à la mosquée historique d’Almamyah, où une foule dense s’est réunie pour rendre un ultime hommage à Elhadj Alpha Ibrahima Guelguedji Barry, éminent opérateur économique décédé le 4 avril à l’âge de 91 ans.
Au nom du Président de la République, Mamadi Doumbouya, le Premier ministre Amadou Oury Bah a conduit une importante délégation gouvernementale venue exprimer la compassion de la Nation à la famille éplorée et aux populations de Mamou.
À ses côtés figuraient notamment le ministre des Transports et porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, la ministre de l’Environnement et du Développement durable, Djami Diallo, le Secrétaire général adjoint des Affaires religieuses, Elhadj Ibrahima Bah, ainsi que des membres du cabinet de la Primature.
Autorités administratives, religieuses et coutumières, notabilités locales et nationales : tous ont répondu présents pour saluer la mémoire d’un homme dont l’empreinte dépasse largement les frontières de Mamou. Étaient également présents les sages des neuf Diwés du Fouta théocratique, le Grand imam de Labé, des représentants de la Chambre de commerce, ainsi que des figures de la société civile, dont les responsables de la Coordination Haal Pular et du FRONDEG.
Figure emblématique du secteur privé guinéen, Elhadj Guelguedji Barry laisse derrière lui l’image d’un entrepreneur visionnaire et d’un acteur clé du développement économique national. Promoteur du Centre commercial Koumi à Conakry, il aura contribué, durant plusieurs décennies, à dynamiser le tissu commercial du pays.
Dans son message de condoléances, le Chef du gouvernement a salué, au nom du Chef de l’État, la mémoire d’« un baobab du secteur économique », soulignant la profondeur de son héritage et l’ampleur de sa contribution au progrès national.
Avec sa disparition, la Guinée perd l’une de ses figures les plus respectées du monde des affaires. Mais son parcours, marqué par le travail, la rigueur et la vision, demeure un repère pour les générations futures.
Par M. DIALLO






