CONAKRY — Le poisson, principale source de protéines pour une grande partie des ménages guinéens, se fait de plus en plus rare sur les marchés du pays. Cette pénurie persistante entraîne une hausse vertigineuse des prix, mettant ce produit de première nécessité hors de portée de nombreux foyers.
Réuni à la Primature ce lundi 24 novembre 2025, le secrétaire général du ministère de la Pêche, Morlaye Soumah, a reconnu l’ampleur du problème. Selon lui, la cherté du poisson est devenue « un sujet central » dans les préoccupations nationales.
Morlaye Soumah a rappelé les actions entreprises par le département de la Pêche sous l’impulsion du ministre Fassou Théa. Ces initiatives visent notamment à renforcer les capacités de la pêche artisanale afin d’accroître la production nationale.
« Les intrants et l’accompagnement mis en œuvre pour doter nos pêcheurs artisanaux de moyens ont permis d’accroître le niveau de production », a-t-il assuré.
Cependant, malgré ces avancées, la production locale demeure largement en deçà des besoins du marché guinéen. Les débarquements ne suffisent pas à combler la demande, alimentant une spéculation qui accentue la flambée des prix, au grand préjudice des consommateurs.
Pour le secrétaire général, la solution réside dans la poursuite et l’intensification des actions engagées. Il souligne que 24 % de la consommation nationale provient actuellement des produits de la mer, et que la pêche artisanale couvre à elle seule 70 % du marché local.
Dans cette dynamique, Morlaye Soumah mise sur le projet Kounki, récemment ratifié par le Conseil National de la Transition (CNT) et dont le décret de promulgation est en cours.
« Ce projet aidera nos pêcheurs artisanaux à mieux s’organiser et à produire davantage. Cela permettra à tout le monde d’avoir du poisson de qualité sur le marché, et à des prix compétitifs », a-t-il expliqué.
Alors que la tension reste forte sur les marchés, le gouvernement assure que les efforts se poursuivent pour garantir un approvisionnement régulier et rendre le poisson plus accessible aux populations.
Par M. DIALLO






