Conakry — Le Tribunal du Travail de Conakry a tranché, ce jeudi 24 juillet 2025, sur une étape clé du contentieux opposant Madame Mariama Touppé Baldé, ancienne responsable commerciale à la société Électricité de Guinée (EDG-SA). En rejetant l’argument de prescription soulevé par la défense de l’entreprise publique, la juridiction rouvre le chemin du débat de fond.
Licenciée en 2021 par l’ex-directeur général Bangaly Maty, Mme Baldé a saisi la justice pour contester ce qu’elle considère comme un licenciement abusif, contraire aux dispositions du Code du travail. Dans sa stratégie de défense, EDG-SA avait soulevé une fin de non-recevoir fondée sur la prescription, dans le but d’éteindre l’action avant examen des faits.
Après examen, le tribunal a déclaré recevable l’action intentée par Mme Baldé, rejetant ainsi la fin de non-recevoir soulevée par EDG-SA. Cette décision ouvre désormais la voie à l’examen du fond de l’affaire, c’est-à-dire les motifs et les circonstances du licenciement contesté.
Le tribunal a renvoyé l’affaire au 31 juillet 2025 pour la suite des débats, en présence des deux parties. Les dépens ont été mis à la charge du Trésor public, conformément aux articles 523 du Code du Travail, ainsi que 235 et 741 du Code de Procédure Civile, Économique et Administrative (CPCEA).
Ce dossier illustre une nouvelle fois la vigilance des juridictions sociales face aux procédures de licenciement présumées irrégulières. L’issue du procès pourrait créer un précédent en matière de redevabilité des entreprises publiques vis-à-vis de leurs employés, dans un contexte où la gouvernance des ressources humaines est de plus en plus scrutée.
Par nimba224.com






