mardi, mars 3, 2026
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Kankan : un enseignant sauvagement tué, le SLECG fustige le silence du ministère et réclame des comptes. Après la mort de Mamadi 2 Kourouma, le syndicat exige des actes forts de l’État.

Kankan – L’émotion est vive et la colère palpable dans les rangs du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG), après l’assassinat brutal de Mamadi 2 Kourouma, professeur de chimie au lycée Morifindian Diabaté de Kankan et secrétaire général de l’Union préfectorale du SLECG. Le syndicat dénonce avec fermeté le silence du ministère de l’Enseignement Pré-Universitaire et de l’Alphabétisation, resté muet depuis ce drame survenu le samedi 12 juillet.

Selon les informations recueillies, l’enseignant a été sauvagement tué à la machette alors qu’il se rendait à son champ dans la localité de Karafila, sous-préfecture de Boula, suite à un litige foncier devenu meurtrier.

Alerté aussitôt, le parquet du tribunal de première instance de Kankan a promptement ordonné une autopsie médico-légale, ouvert une enquête et engagé des poursuites contre les auteurs présumés, actuellement en fuite. Mais cette réactivité judiciaire contraste avec l’attitude du ministère de tutelle, que le SLECG accuse d’indifférence face au sort d’un enseignant tombé dans l’exercice de ses droits.

« Nous constatons avec amertume et indignation le silence coupable du ministère, qui n’a manifesté aucune compassion ni solidarité à l’égard de notre collègue assassiné », déclare Mohamed Bangoura ‘’Roméo’’, porte-parole du syndicat.

« Ce mutisme est une gifle à l’ensemble des enseignants de Guinée », a-t-il poursuivi, soulignant la perte de tout lien social entre le ministère et les acteurs de terrain.

Le corps de Mamadi 2 Kourouma a été restitué à sa famille le 14 juillet, avant d’être inhumé en présence de l’ensemble des fédérations syndicales de l’éducation. Un moment de recueillement, mais aussi de détermination : le SLECG exige que justice soit faite.

« Nous saluons la diligence du procureur, mais nous restons vigilants. Ce crime ne doit pas rester impuni », affirme le syndicat, qui n’exclut pas de se constituer partie civile.

Selon les dernières informations disponibles, les principaux suspects auraient fui en Côte d’Ivoire. Le SLECG exhorte le gouvernement guinéen à activer la coopération judiciaire et diplomatique afin d’obtenir leur extradition.

« Le gouvernement doit user de tous les leviers diplomatiques pour que ces criminels soient rapatriés et jugés sur le sol guinéen », insiste le porte-parole.

Au-delà du drame humain, ce meurtre soulève des questions plus larges sur la sécurité des enseignants, le respect de leur statut et la relation entre le ministère et le corps enseignant.

Pour le SLECG, il est temps que les autorités fassent preuve de considération, de responsabilité et d’écoute envers les acteurs de l’éducation, qui portent à bout de bras l’avenir du pays.

 

Par F. Keita

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