La drogue Kush continue de semer la mort à Conakry. Ce jeudi 26 juin 2025, quatre jeunes consommateurs ont été admis d’urgence à l’hôpital Ignace Deen, tandis qu’un cinquième est décédé sur place. La série noire se poursuit, dans un silence inquiétant des autorités.
La capitale guinéenne est à nouveau frappée par une vague meurtrière liée à la consommation de Kush, une drogue de synthèse particulièrement toxique. Ce jeudi matin, quatre jeunes ont été transportés dans un état critique à l’hôpital Ignace Deen, tandis qu’un autre cas de décès a été enregistré, selon des sources médicales.
Ce nouveau drame survient à peine 24 heures après la mort de quatre autres consommateurs à Lambanyi, dans la commune de Ratoma, portant à cinq (5) le nombre total de victimes en moins de 48 heures.
Les quartiers Boulbinet et Manquepas, au cœur de Kaloum, sont aujourd’hui identifiés comme des zones rouges où la vente et la consommation de Kush explosent. Selon plusieurs témoignages, cette drogue est désormais revendue jusque dans les concessions familiales, parfois même par des mères de famille contraintes par la précarité économique.
La police scientifique s’est rendue sur les lieux pour récupérer le corps et les transférer à l’hôpital Ignace Deen. Une enquête a été ouverte, mais aucun communiqué officiel n’a encore été publié par les autorités.
La situation devient critique. Alors que la Kush, aux composants encore mal identifiés, continue de se propager, la Guinée semble démunie face à cette menace sanitaire, sociale et sécuritaire. Les appels à une réaction d’urgence, incluant la répression des trafiquants, la prise en charge des victimes, mais aussi une campagne nationale de sensibilisation, se multiplient.
« Si rien n’est fait maintenant, nous risquons de perdre toute une génération », s’alarme un médecin d’Ignace Deen.
Par Ousmane Bangoura






