Une scène de violence tragique s’est déroulée ce dimanche matin dans le quartier de Khabitaya, relevant de la commune de Matoto, à Conakry. Un conducteur de taxi-moto a été froidement abattu lors d’une attaque à main armée, semant l’émoi parmi les habitants. Le drame s’est produit aux environs de 6h30, alors que la victime exerçait paisiblement son activité quotidienne.
Selon les premières informations recueillies sur les lieux, l’agression aurait été perpétrée par deux hommes armés circulant à bord d’une moto. Leur objectif : déposséder le conducteur de son engin. Refusant de coopérer, la victime aurait tenté de résister avant d’être touchée mortellement par balle. Elle est décédée sur le coup, laissant derrière elle un corps sans vie et une population sous le choc.
Alertée immédiatement après les faits, la Brigade Eco 18, unité spécialisée dans la sécurité urbaine, est intervenue avec promptitude. Grâce à un travail de renseignement efficace et une coordination rapide, deux suspects ont été appréhendés quelques heures plus tard dans la même localité. Ils sont actuellement en garde à vue et font l’objet d’un interrogatoire poussé.
Le corps de la victime a été transporté à la morgue de l’hôpital Ignace Deen pour les besoins de l’autopsie, tandis que l’enquête a été confiée aux services compétents pour faire toute la lumière sur cet acte criminel.
Cet énième cas d’insécurité relance le débat sur la protection des conducteurs de taxi-moto, souvent exposés à des risques majeurs dans l’exercice de leur métier. Plusieurs voix s’élèvent pour réclamer un renforcement de la sécurité dans les zones sensibles de la capitale et une meilleure régulation du secteur du transport informel.
Les autorités communales de Matoto, en collaboration avec les forces de l’ordre, promettent des mesures fermes pour empêcher la récurrence de tels actes et assurer la sécurité des citoyens.
Une cellule psychologique a également été annoncée pour accompagner les proches de la victime. En attendant, les regards sont tournés vers le procès à venir des deux présumés agresseurs, qui pourrait marquer un tournant décisif dans la lutte contre le banditisme urbain.
Par Bangoura Ousmane






