jeudi, février 12, 2026
AccueilACTUALITÉSAffaire de la “fermeture” du cabinet de Me Dinah Sampil : Mme...

Affaire de la “fermeture” du cabinet de Me Dinah Sampil : Mme Sangaré Ramatoulaye Sy plaide non coupable

Le Tribunal de Première Instance (TPI) de Kaloum a ouvert, ce mercredi 2 avril 2025, le procès de Mme Sangaré Ramatoulaye Sy et Mamoudou Sy, accusés d’agression, outrage, injures et menaces de mort à l’encontre de l’avocat Me Dinah Sampil et de son personnel.

Les faits remontent au 24 mars dernier, lorsque l’entrée du cabinet de l’avocat aurait été “barricadée” par les prévenus. Mamoudou Sy, hospitalisé à l’hôpital de l’Amitié Sino-Guinéenne, était absent à l’audience. C’est donc Mme Sangaré Ramatoulaye Sy qui a comparu devant le juge Aboubacar Tiro Camara. Face à la cour, elle a plaidé non coupable, rejetant catégoriquement les accusations portées contre elle.

Un conflit locatif à l’origine de l’affaire

Selon la défense, ce litige trouve son origine dans une dispute contractuelle opposant Mme Sangaré Ramatoulaye Sy à Me Dinah Sampil, concernant des loyers impayés du cabinet d’avocat situé à Almamya, dans la commune de Kaloum.

« Je ne reconnais pas ces faits. Je n’ai ni menacé, ni agressé, ni injurié qui que ce soit au sein du cabinet de Me Dinah Sampil. Mon seul problème concerne Me Dinah Sampil lui-même, avec qui j’ai signé un contrat de bail. Ce contrat a été respecté les six premiers mois, mais pas les six derniers. Aujourd’hui, il n’est plus valable. Il y a constamment des problèmes entre nous, et je demande simplement que nous soyons séparés définitivement », a-t-elle déclaré à la barre.

Des preuves contestées

Le procureur a ensuite procédé à la lecture du procès-verbal, censé contenir des propos injurieux attribués à la prévenue. Selon le ministère public, Mme Sangaré Ramatoulaye Sy aurait dit à Me N’Gata Bangoura, une collaboratrice de Me Sampil : « Vous n’avez pas honte ! »

Interrogée sur ces propos, elle a nié en bloc :

« Je n’ai jamais tenu ces propos. Je n’ai eu aucun échange avec Me N’Gata Bangoura, et je ne lui ai jamais dit cela. Ce n’est pas dans mes habitudes. »

Le procureur a ensuite relevé un autre passage du procès-verbal, mentionnant l’ordre « Ouvrez la porte ! », insinuant que la porte du cabinet aurait été fermée de force.

Mme Sangaré Ramatoulaye Sy s’est une fois de plus défendue :

« La porte du cabinet n’a jamais été fermée. Il n’y a eu aucune séquestration. Je n’ai bloqué personne à l’intérieur. J’ai simplement demandé à un jeune qui filmait d’arrêter de le faire, ce qui est mon droit. D’ailleurs, au moment des faits, Me N’Gata Bangoura n’était même pas présente. Elle est arrivée après. »

Après cette première audience marquée par des échanges tendus, le tribunal a décidé de renvoyer l’affaire au 16 avril 2025, date à laquelle le second prévenu, Mamoudou Sy, devra comparaître.

Ce procès met en lumière un différend à la fois juridique et locatif, qui dépasse le simple cadre d’un conflit de voisinage et interroge sur la gestion des relations contractuelles entre bailleurs et locataires en Guinée.

Par nimba224.com

RELATED ARTICLES

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

- Advertisment -
CIAO

Most Popular

Recent Comments