
L’ancien président de l’Assemblée nationale, Amadou Damaro Camara, devait comparaître ce jeudi 20 février 2025 devant la chambre des appels de la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF). Cependant, le procès n’a pas eu lieu.
L’avocat de la défense a invoqué un problème de santé de son client pour demander un renvoi. Ni le ministère public ni les avocats de la partie civile ne se sont opposés à cette requête. Toutefois, les conseils de la défense ont insisté sur la nécessité d’une hospitalisation de l’accusé, soulignant la dégradation de son état de santé à la maison centrale.
Me Santiba Kouyaté, l’un des avocats de la défense, a plaidé en faveur de cette hospitalisation. De son côté, Amadou Damaro Camara a déclaré devant la Cour que lui refuser des soins médicaux équivaudrait à le condamner à un AVC ou à une amputation, ce qui, selon lui, va à l’encontre des objectifs de justice.
Après une brève suspension, la Cour a décidé de rejeter la demande d’hospitalisation, tout en renvoyant l’affaire au 27 février 2025. Cette audience devrait permettre la comparution de Kim, le co-prévenu, et l’ouverture des débats.
Pour rappel, dans cette affaire, Amadou Damaro Camara et l’homme d’affaires chinois avaient interjeté appel après leur condamnation. Le 2 décembre 2024, l’ex-président de l’Assemblée nationale avait été condamné à 4 ans de prison et à une amende de 10 millions de francs guinéens pour détournement de deniers publics et corruption. Son co-accusé, Kim, avait écopé d’un an de prison avec sursis et d’une amende de 10 millions GNF pour corruption.
Par M. DIALLO






