
Accusés de vol, Aboubacar Keita et Samuel Bangoura, dockers au port autonome de Conakry, ont été fixés sur leur sort. Le tribunal de première instance de Kaloum, après avoir examiné l’affaire, les a relaxés pour délit non constitué. La décision, rendue le lundi 17 février 2025, intervient après plusieurs semaines de détention des deux prévenus à la maison centrale de Conakry.
Les faits reprochés
Les deux dockers étaient poursuivis pour la disparition d’un téléphone dans le magasin du groupe Ciao, situé au port autonome de Conakry. Les plaignants, Ibrahima Conté et Almamy Youssouf, qui auraient signalé la disparition du téléphone, ne se sont toutefois jamais présentés devant le tribunal pour expliquer les circonstances du vol ni identifier le téléphone concerné.
Déclarations des prévenus
Aboubacar Keita et Samuel Bangoura ont nié tout lien avec ce vol, aussi bien lors de leur interpellation que devant le tribunal.
• Aboubacar Keita a déclaré : « Je n’ai pas pris le téléphone et je ne connais pas la personne qui l’a volé. »
• Samuel Bangoura a ajouté : « Je n’ai pas volé et je ne sais pas qui l’a fait. »
Le ministère public, dans ses réquisitions, a souligné l’absence d’éléments probants contre les deux accusés :
« Ces deux dockers n’étaient pas présents lorsque la disparition du téléphone a été constatée. À leur retour, ils ont été interpellés et conduits à la gendarmerie, mais aucune preuve n’a été apportée pour établir leur culpabilité. De plus, les parties civiles n’ont pas comparu pour fournir des détails sur le téléphone prétendument volé ni sur les circonstances du vol. »
La décision du tribunal
Après délibérations, le tribunal a suivi les réquisitions du ministère public en déclarant Aboubacar Keita et Samuel Bangoura non coupables et en les relaxant pour délit non constitué. Le jugement a également relevé l’absence des plaignants, ce qui a pesé lourdement dans l’issue de l’affaire.
Les deux dockers, après avoir passé près de deux semaines en détention, ont été remis en liberté immédiatement après le verdict.
Article rédigé par Bangoura Ousmane






