Conakry, 8 juillet 2025 – Le Tribunal de Première Instance de Kaloum a frappé fort ce mardi dans une affaire de trafic et de consommation de drogues dures, notamment du Kush, une substance psychotrope de plus en plus répandue en Guinée.
À l’issue d’un procès très attendu, plusieurs prévenus ont écopé de lourdes peines, tandis que d’autres ont été relaxés pour délits non constitués. Une décision saluée pour sa fermeté, mais aussi source de débats sur la gestion judiciaire des nouvelles drogues en Guinée.
Le tribunal a d’abord statué sur les cas de Sékou Camara, Aly Soumah et Mafoudia Camara, qui ont été relaxés au bénéfice du doute, les charges retenues n’ayant pas été jugées suffisantes. Le juge a ordonné leur libération immédiate.
En revanche, douze prévenus ont été reconnus coupables de détention illicite de substances psychotropes. Il s’agit de :
- Fatoumata Sylla,
- Aboubacar Allama Bangoura,
- Marry Kamara,
- Mamoudou Bangoura,
- Annette Camara,
- Idrissa Camara,
- Souleymane Kagbo,
- Issa Cissé,
- Mabinty Mansaré,
- Victoria Kaï,
- Mamata Soumah,
- Issatou Camara.
Par ailleurs, Abdoulaye Barry et Aboubacar Soumah ont été condamnés pour consommation de Kush, une drogue à base de cannabinoïdes synthétiques, réputée pour ses effets destructeurs.
Les peines infligées
- 3 ans de prison ferme : Mamoudou Bangoura, Souleymane Kagbo, Issa Cissé, Mabinty Mansaré, Marry Kamara, Victoria Kaï et Issatou Camara.
- 2 ans de prison ferme : Annette Camara, Idrissa Camara et Mamata Soumah.
- 1 an de prison ferme : Abdoulaye Barry et Aboubacar Soumah.
- 1 an avec sursis + amende de 2 millions GNF : Fatoumata Sylla et Aboubacar Allama Bangoura.
Le tribunal a ordonné la confiscation et l’incinération immédiate des substances saisies, en application des lois en vigueur. Tous les condamnés sont également contraints de payer les frais de procédure judiciaire, conformément à l’article 548 du Code de procédure pénale.
Alors que le phénomène du Kush devient une véritable menace de santé publique, cette série de condamnations vise à dissuader les trafiquants et à freiner la consommation, notamment chez les jeunes.
Reste à savoir si cette fermeté judiciaire sera accompagnée d’une stratégie nationale cohérente : prévention, réhabilitation et lutte efficace contre les réseaux de distribution.






