Le Mouvement des Réformateurs de l’UFDG, dirigé par Ousmane Gaoual Diallo, a réagi ce lundi 25 août 2025 aux récentes déclarations de Cellou Dalein Diallo sur la suspension provisoire du parti. Dans un droit de réponse, le courant réformateur dénonce des « manipulations » et entend « rétablir la vérité ».
Selon les Réformateurs, la décision du ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD) n’est pas un « acharnement de l’État », mais la conséquence de graves manquements de la direction sortante : absence de congrès dans les délais statutaires, non-transmission des états financiers, et adoption de résolutions jugées frauduleuses.
Le MATD avait accordé un délai supplémentaire de 45 jours en mars 2025 pour régulariser la situation, « sciemment ignoré » par la direction, rappelle le mouvement.
Le camp Gaoual accuse Cellou Dalein Diallo d’avoir « travesti » la réalité judiciaire. Le jugement du 28 février 2025 avait seulement suspendu le congrès à titre provisoire, tandis que celui du 23 mai l’avait autorisé. « Les blocages sont dus aux querelles internes et à la stratégie d’obstruction de la direction », affirme le mouvement.
Pour les Réformateurs, l’actuelle crise découle d’une « confiscation du parti » par un clan, accusé d’avoir « violé les statuts et manipulé les militants » pour conserver le pouvoir. Ils rappellent que les congrès d’avril et de juillet 2025 ont été annulés non par l’État, mais par « les calculs politiques » de Cellou Dalein et de ses proches.
La décision du 22 août 2025, fondée sur l’article 25 de la Charte des partis politiques, suspend l’UFDG pour 90 jours. Une mesure provisoire, selon les Réformateurs, qui vise à permettre la mise en conformité du parti « dans la transparence et le respect des règles ».
Le Mouvement des Réformateurs appelle enfin les militants à « ne pas céder aux discours victimaires » et plaide pour une refondation en profondeur. « L’avenir de l’UFDG ne peut rester l’otage d’un homme et de son clan. Le parti doit redevenir un instrument de démocratie et d’alternance, au service de la Guinée », conclut le droit de réponse.
Par M. Diallo






