À l’occasion de la Journée internationale des travailleurs, célébrée ce jeudi 1er mai 2025, le Syndicat National de l’Éducation (SNE) a lancé un avertissement clair au gouvernement : sans réforme du statut particulier des enseignants du pré-universitaire, la prochaine rentrée scolaire pourrait ne pas avoir lieu.
S’exprimant devant les enseignants réunis pour l’événement, le secrétaire général du SNE, Michel Pépé Balamou, a salué certains progrès réalisés sous la transition du CNRD, tels que la prise en charge sanitaire à hauteur de 80 %, la revalorisation des pensions de retraite ou encore l’intégration des enseignants contractuels à la fonction publique. Toutefois, ces avancées ne suffisent plus, a-t-il martelé.
Selon lui, le statut particulier actuellement en vigueur est dépassé et ne reflète plus la réalité des conditions de vie des enseignants. « Si d’ici l’ouverture des classes, aucune commission n’est mise en place pour engager la révision du statut, nous userons d’une autre arme : le boycott. Les examens auront lieu, mais à la rentrée, nous poserons nos conditions. Pas de réforme, pas de reprise », a-t-il menacé.
Michel Pépé s’appuie sur l’article 100 dudit statut, qui prévoit qu’en cas de dégradation des conditions de vie ou de perte du pouvoir d’achat, les parties doivent se retrouver pour ajuster les primes en fonction des réalités économiques. Il dénonce également une inégalité de traitement entre les différents niveaux d’enseignement. « L’enseignement supérieur bénéficie de primes de plus de 3 millions GNF, alors que nous, au pré-universitaire, n’avons que des miettes. Pourtant, nous assurons le même travail de préparation », a-t-il déploré.
Face à cette situation, il appelle à l’unité syndicale pour mener une lutte commune : « C’est l’union qui fait la force », a-t-il conclu.
Par nimba224.com






