Conakry – Après plusieurs années de gel et de difficultés techniques et financières, le projet Simandou, le plus grand gisement de fer d’Afrique, entre dans une nouvelle phase de développement sous la supervision directe de l’État guinéen et du ministère des Mines. La multinationale anglo-australienne Rio Tinto, désormais pleinement engagée dans le corridor ferroviaire et le port associé, voit son partenariat encadré par des accords clairs et transparents avec la Compagnie du TransGuinéen (CTG), société publique créée pour superviser le projet.
Le ministère des Mines rappelle que la gouvernance du projet repose sur un cadre légal rigoureux et des mécanismes de suivi renforcés, visant à sanctuariser les ressources publiques et à garantir que les revenus miniers profitent directement au développement du pays. La répartition des actions dans la CTG – 42,5 % pour Simfer (Rio Tinto/CIOH), 42,5 % pour WCS et 15 % pour l’État – s’inscrit dans une logique de partenariat équilibré, avec un comité stratégique placé sous l’autorité de l’État afin d’assurer transparence et contrôle.
Le ministère des Mines et la CTG ont mis en place un dispositif strict pour protéger la vie des travailleurs et l’environnement. Les plans de réinstallation des communautés locales sont élaborés en concertation avec les populations et les autorités locales afin de garantir des conditions dignes et sûres. La sécurité sur le chantier est désormais un impératif non négociable, avec des protocoles internationaux appliqués à tous les niveaux.
Grâce à cette convention, la Guinée consolide sa crédibilité auprès des investisseurs internationaux et s’assure que les ressources du projet Simandou contribuent à l’industrialisation et au développement socio-économique du pays. Le projet est structuré pour créer des emplois locaux, favoriser l’insertion des entreprises guinéennes dans la chaîne de valeur et générer des recettes publiques substantielles.
Le ministère des Mines souligne que Simandou n’est pas seulement un projet minier, mais un levier stratégique pour la transformation économique de la Guinée. L’État reste le garant des intérêts nationaux, veillant à ce que chaque étape du projet respecte les normes légales, environnementales et sociales. Le développement du gisement de fer s’inscrit ainsi dans une politique globale visant à réduire la pauvreté, renforcer l’infrastructure nationale et faire de la Guinée un acteur crédible sur le marché minier international.
En somme, le retour de Rio Tinto sur Simandou se fait sous l’égide d’une supervision étatique renforcée, garantissant que les ressources naturelles guinéennes servent d’abord et avant tout au développement du pays, dans la transparence et le respect des populations locales.
Par nimba224.com






