Siguiri – Le drame s’est produit en quelques secondes. Un puits artisanal s’est effondré mardi 3 mars 2026 à Bidika Sackola, dans la sous-préfecture de Franwalia. Bilan : trois morts et un blessé grave.
Les victimes se nomment Abdoul Camara, Mady Camara et Moussa Camara. Ils ont été ensevelis sous des tonnes de terre alors qu’ils exploitaient un site d’orpaillage artisanal. Une quatrième personne, Sira Bakary Sacko, a été extraite vivante mais blessée.
Alertés, les volontaires de la Croix-Rouge de Bidika, Bouré et Mègnè, épaulés par les habitants des villages voisins, ont tenté l’impossible. À mains nues, à la pelle, dans la poussière et la panique, ils ont fouillé les décombres du puits effondré.
Le verdict est tombé après plusieurs heures d’efforts : trois corps sans vie, un survivant.
Sur place, l’émotion était palpable. « Nous avons perdu des vies. Mais la mobilisation a été totale. La solidarité a été exemplaire », a déclaré Bossou Sacko, responsable local de la Croix-Rouge.
En Haute-Guinée, l’orpaillage artisanal continue de faire des victimes. Les éboulements sont devenus récurrents. Puits creusés sans études techniques. Galeries instables. Absence d’équipements de sécurité.
Pour des milliers de jeunes, l’or reste l’unique espoir de survie économique. Mais sur ces sites précaires, la quête du métal précieux se transforme trop souvent en piège mortel.
À Bidika Sackola, trois familles pleurent aujourd’hui leurs proches. Et une question revient, encore : combien de vies faudra-t-il perdre avant un encadrement strict de l’orpaillage artisanal ?
Par nimba224.com






