Alors que la Guinée poursuit son vaste chantier de mise en ordre dans le secteur minier, le message de l’ambassade de Chine à Conakry est clair : la loi guinéenne doit être respectée, y compris par les sociétés chinoises.
À ce jour, plus de 300 permis de recherche et d’exploitation ont été retirés, selon le ministère des Mines, pour non-respect des dispositions du Code minier. Parmi les entreprises frappées par ces mesures, plusieurs sont d’origine chinoise, principal partenaire commercial de la Guinée dans le domaine extractif.
Face à cette situation, la presse guinéenne a interpellé la représentation diplomatique chinoise lors d’un forum tenu ce mercredi 28 mai 2025. La question centrale : la Chine va-t-elle intercéder pour les sociétés concernées ?
La réponse de Mao Shanshui, attaché économique et commercial de l’ambassade, est sans ambiguïté :
« Le gouvernement guinéen agit en conformité avec son Code minier. L’ambassade de Chine, tout comme notre gouvernement, exhorte les entreprises chinoises opérant en Guinée à respecter strictement les lois et règlements du pays ainsi que les engagements contractuels pris avec les autorités. »
Ce discours de vérité marque un tournant dans la posture diplomatique habituelle, souvent jugée trop conciliante. Il illustre aussi un soutien tacite à la volonté des autorités guinéennes d’assainir le secteur et de renforcer la souveraineté minière.
Ce message fort, adressé à l’ensemble des investisseurs étrangers, envoie un signal clair : la Guinée reste ouverte aux partenaires, mais pas au mépris de sa législation.
Par O. Bangoura






