Le Programme National de Recensement Administratif à Vocation d’État Civil (PN-RAVEC) suscite une vive polémique ces derniers jours. Alors que certaines sources médiatiques annoncent son abandon au profit d’un recensement biométrique prévu pour le 15 avril, la directrice nationale des affaires politiques et de l’administration électorale affirme, quant à elle, que le second est inclus dans le premier.
Face à cette confusion, plusieurs acteurs politiques réagissent, à l’instar d’Aboubacar Demba Dansoko, membre du Bureau politique national du RPG Arc-en-ciel, qui remet en cause la crédibilité des deux versions.
« La vérité est que ces déclarations sont contradictoires. Ce désordre ne nous surprend pas. Si la volonté politique de retourner à l’ordre constitutionnel existait réellement, le chef de la junte aurait reconnu son incapacité dès le 31 décembre 2024, date de la fin de la transition. Tous ceux qui sont présents sur le terrain savent que le PN-RAVEC est une imposture. Rien de concret ne se déroule dans ce programme, qui, en principe, n’a aucun lien avec les élections. Tenter de l’associer au processus électoral démontre une méconnaissance des procédures et des mécanismes en vigueur. C’est une pure illusion. »
Le responsable politique va plus loin en dénonçant la gestion du dossier par le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD) :
« La position attribuée au ministre de l’Administration du Territoire, selon laquelle un nouveau recensement électoral doit être lancé en avril, constitue à la fois un aveu d’échec du PN-RAVEC et une tentative de légitimer un programme politique utopique du CNRD à travers un recensement biaisé en vue d’élections incertaines. »
Cette déclaration illustre le climat de défiance qui entoure actuellement le processus électoral en Guinée, alors que le pays attend toujours des clarifications sur les mécanismes qui encadreront la fin de la transition.
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