Conakry – Le jeune Yero Diallo, âgé d’une vingtaine d’années, lutte actuellement pour sa survie à l’hôpital sino-guinéen après avoir été grièvement blessé par balle lors des manifestations du jeudi 7 août à T8, dans la commune de Ratoma. Dans un état critique, il reste hospitalisé avec une balle logée dans son corps, tandis que sa famille, sans ressources, se dit incapable de supporter les lourdes factures médicales.
Selon le témoignage du jeune homme, il se rendait à Sonfonia pour accompagner un ami chauffeur lorsqu’il a été pris dans les affrontements. « Deux agents de la CMIS sont arrivés à moto. Nous avons couru pour éviter la foule. Puis j’ai entendu un coup de feu et je suis tombé. La balle m’avait touché dans le dos », raconte Yero, affaibli.
Transporté d’urgence de clinique en clinique avant d’être admis au sino-guinéen, Yero a été placé quatre jours en réanimation grâce au sacrifice de son frère, qui a dû mettre sa moto en gage pour payer plus de 2 millions de francs guinéens. Mais les frais s’accumulent. La famille affirme avoir déjà dépensé plus de 6 millions GNF sans pour autant obtenir l’extraction de la balle.
« Les médecins nous ont conseillé soit de patienter trois à quatre mois de traitement avant une nouvelle opération, soit de chercher une autre structure. Nous n’avons plus de moyens. Nous demandons de l’aide pour sauver notre frère », implore son frère, Mamadou Djouma Diallo, la voix tremblante.
Yero, qui peine à respirer, ne sent plus ses jambes et crache parfois du sang, réclame justice. Sa famille, déjà frappée par la perte de leur père et la paralysie de leur mère, en appelle aux autorités, aux ONG et à toute personne de bonne volonté pour financer ses soins et lui donner une chance de survie.
Par M. Diallo






