
Aliou Bah, leader du Mouvement Démocratique Libéral (MoDeL), poursuit son incarcération après avoir été condamné, le 7 janvier dernier, à deux ans de prison pour « offense et diffamation » envers le Chef de l’État à travers un système informatique. Bien que ses avocats aient interjeté appel de cette décision, la Cour d’appel de Conakry n’a toujours pas fixé de date pour l’ouverture du procès en appel.
« Nous attendons toujours la citation du parquet général », a indiqué Maître Almamy Samory Traoré. L’avocat a précisé que son client se porte bien à la maison centrale de Conakry, où il purge actuellement sa peine.
Le silence de la Cour d’appel
Selon nos sources, le procès en appel devrait théoriquement s’ouvrir dans un délai de trois mois après le verdict en première instance, d’autant plus que l’appel a été interjeté depuis janvier. Cependant, la Cour d’appel reste silencieuse, laissant ses avocats dans l’attente.
Une plainte devant la Cour de justice de la CEDEAO
En parallèle de cette procédure judiciaire, la défense d’Aliou Bah a saisi la Cour de justice de la CEDEAO, en déposant une plainte contre l’État guinéen. « L’État guinéen a un mois pour répondre à cette plainte », a ajouté Maître Traoré.
Les avocats d’Aliou Bah attendent de la Cour de justice de la CEDEAO qu’elle constate les « violations des droits » de leur client ainsi que de la « procédure judiciaire » ayant conduit à sa condamnation.
Un dossier à suivre de près
L’affaire reste en cours, et les avocats continuent de lutter sur le plan judiciaire pour défendre les droits de leur client. Le dossier sera donc à suivre de près dans les mois à venir.
Par O.Bangoura






