
Le procès de l’ex-ministre de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation, Dr Ibrahima Kourouma, et de son co-prévenu, Mohamed V Sankhon, a été abordé ce mercredi 12 mars 2025, devant la chambre de jugement de la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF).
Lors de l’évocation du dossier, la question de la décision de la Cour, ordonnant à la DOCAD d’identifier les biens immeubles appartenant aux prévenus, ainsi qu’à leurs épouses et enfants, a été soulevée. Le ministère public a informé que, jusqu’à ce jour, aucun retour n’a été fait par le service concerné. Compte tenu de l’importance de cet élément pour la procédure, Malick Marcel Oularé a demandé un renvoi.
Cependant, un avocat de la défense a fait savoir qu’il devait partir en voyage pour des raisons médicales et serait absent pendant plusieurs semaines. Les autres avocats de la défense ont exprimé leur compréhension et ont sollicité un renvoi au lundi suivant, afin de permettre à leur confrère de prendre son vol mardi. Ils ont ajouté qu’ils disposaient de suffisamment d’éléments pour plaider l’affaire. Les avocats de la partie civile n’ont pas opposé d’objection.
En raison de ces circonstances, la Cour a finalement décidé de renvoyer l’affaire au 17 mars pour la suite des débats. Yaghouba Conté, le président de la Cour, a précisé que si aucune partie n’a d’éléments supplémentaires à présenter ce jour-là, il ordonnera immédiatement les plaidoiries et les réquisitions.
Ibrahima Kourouma et Mohamed V Sankhon sont poursuivis par l’État guinéen pour des faits de détournement de fonds publics s’élevant à plus de 600 milliards de francs guinéens et 12 millions de dollars, ainsi que pour enrichissement illicite.
Par O. Bangoura






