mercredi, février 11, 2026
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Procès Bocoum Bazin : l’audience renvoyée pour la suite des débats

Le procès opposant Hama Bocoum, Abdoulaye Bocoum, Brahima Bassoum et Boubacar Doukouré s’est ouvert ce lundi 17 février 2025 au Tribunal de Première Instance de Mafanco. Ces quatre individus sont poursuivis pour atteinte à l’ordre public, une infraction liée à une annonce de distribution gratuite de Bazins dans plusieurs boutiques situées à Sangoyah, Yimbayah, Tombolia et Lambanyi.

Lors de cette première audience, trois des prévenus ont été entendus : Hama Bocoum, Boubacar Doukouré et Brahima Bassoum.

Témoignage de Hama Bocoum

Hama Bocoum, coordinateur des boutiques concernées, a expliqué qu’il était présent à Lambanyi le jour de la promotion. Il a précisé que l’ouverture des boutiques était prévue pour 8 heures GMT, mais face à la foule massive, ils ont sollicité l’intervention des forces de sécurité.

« Il y avait plus de 30 gendarmes sur place à 8 heures », a-t-il déclaré.

Interrogé sur l’absence de plan de sécurité préventif, il a répondu :

« Je ne m’attendais pas à un tel débordement. Je pensais qu’un rang allait se former et que nous allions simplement distribuer les Bazins. »

À une question du ministère public sur une éventuelle remise de Bazins aux agents de sécurité en échange de leur service, Hama Bocoum a esquivé la réponse. Toutefois, il a exprimé des regrets quant aux conséquences de cette initiative.

« Cela fait plus de 13 jours que je ne vends pas. Si j’avais su que cela aboutirait à un procès, je n’aurais jamais organisé cette promotion. Aujourd’hui, je suis en difficulté avec mes fournisseurs », a-t-il déploré.

Déclaration de Boubacar Doukouré

Boubacar Doukouré, également accusé, fait face à des charges supplémentaires pour violation des dispositions relatives aux réunions, cortèges et défilés. À la barre, il a plaidé non coupable, arguant avoir pris des mesures pour garantir la sécurité.

« Le jour prévu, je suis allé au commissariat central de Matoto dès 6 heures du matin, mais le chef n’était pas encore là. À 7 heures, j’y suis retourné et deux pick-ups ont été mobilisés pour sécuriser les boutiques de Sangoyah et Yimbayah. Cependant, la foule était trop importante, et j’ai dû retourner au commissariat pour demander des renforts », a-t-il expliqué.

Il a également affirmé avoir entamé des démarches auprès des services de sécurité la veille, bien qu’à une heure tardive. Face à ces déclarations, le ministère public a demandé la comparution du commandant et du commissaire central de Matoto afin de vérifier les affirmations de Doukouré, notamment sur le nombre d’agents sollicités.

Version de Brahima Bassoum

Brahima Bassoum, gérant de la boutique de Sangoyah, a pour sa part déclaré que l’annonce de la promotion avait été faite via Facebook par Hama Bocoum. Il a affirmé que des dispositions sécuritaires avaient été mises en place pour encadrer la distribution.

« Des voisins et confrères géraient les tickets et les rangs, tandis que les forces de l’ordre étaient postées à proximité pour prévenir tout débordement. »

Bassoum a ajouté qu’un policier avait recommandé d’annuler la distribution en raison de la foule.

« J’ai informé les gens que les autorités demandaient l’arrêt de la distribution. La majorité a compris et est rentrée immédiatement, tandis que le reste a quitté les lieux après une sensibilisation. Tout le monde était parti vers 17 heures, et il n’y a eu ni bousculade ni altercation », a-t-il assuré.

Prochaine audience

Après ces dépositions, le tribunal a décidé de renvoyer l’audience à une date ultérieure pour entendre Abdoulaye Bocoum, le quatrième accusé. À noter que les prévenus comparaissent libres dans cette affaire.

À suivre !

Par Bangoura Ousmane

Contact : 663 24 87 87

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