
Le gouvernement guinéen poursuit activement ses discussions avec le Fonds Monétaire International (FMI) pour obtenir un nouveau programme économique et financier soutenu par la Facilité Élargie de Crédit (FEC). Fin février, une mission du FMI, conduite par Pilar Garcia Martinez, a séjourné à Conakry pour évaluer les conditions d’éligibilité de la Guinée à ce programme.
Malgré l’absence d’un accord à l’issue de cette mission, les autorités guinéennes affichent leur détermination à satisfaire les exigences de l’institution de Bretton Woods afin d’accéder à ce financement.
Des prérequis à satisfaire pour convaincre le FMI
Pour bénéficier du soutien du FMI, la Guinée doit remplir plusieurs conditions, parmi lesquelles :
• La mise en œuvre d’un prix de référence pour la bauxite, afin de garantir une meilleure transparence et rentabilité des ressources minières.
• L’établissement d’un calendrier de recouvrement des arriérés de dettes fiscales, afin d’améliorer la mobilisation des recettes publiques.
• Une gestion efficace des dépenses publiques, pour assurer la soutenabilité budgétaire et la stabilité macroéconomique.

Le gouvernement guinéen, par la voix du ministre de l’Économie et des Finances, Mourana Soumah, affirme comprendre ces exigences et s’engage à mettre en place les réformes nécessaires.
Un programme aux enjeux multiples
L’objectif de ces négociations est d’aboutir à un programme triennal qui permettrait non seulement d’accéder à la Facilité Élargie de Crédit, mais aussi d’intégrer des aspects environnementaux, ouvrant ainsi la voie à un soutien financier au titre de la Facilité pour la Résilience et la Durabilité.
« Ce programme permettra également au pays de bénéficier de décaissements importants, qui viendront en appui aux efforts de stabilisation de la balance des paiements », a expliqué Mourana Soumah, soulignant l’importance stratégique de cet accord pour l’économie nationale.

De son côté, la cheffe de mission du FMI, Pilar Garcia Martinez, a rappelé que l’objectif de cette visite était double : « Nous sommes ici pour poursuivre les négociations du programme de soutien demandé par les autorités, mais aussi pour les accompagner dans leur agenda de réformes. »
Une issue encore incertaine
Alors que la mission du FMI s’achève le 26 février, l’issue des discussions reste en suspens. Le gouvernement guinéen parviendra-t-il à remplir les conditions posées par l’institution financière pour décrocher ce programme tant convoité ?
L’évolution des négociations dans les semaines à venir sera déterminante pour l’avenir économique et financier du pays.
Par O. Bangoura






