À Lola, l’huile de palme, ou huile rouge, bat des records cette année. Le bidon de 20 litres, vendu 120 000 GNF les années précédentes, s’échange désormais à 300 000 GNF. Une flambée qui réjouit producteurs et commerçantes mais pèse lourdement sur le quotidien des habitants.
Réputée dans toute l’Afrique de l’Ouest et même exportée sur d’autres continents, l’huile rouge de Lola est très demandée, ce qui alimente la hausse des prix. Sur les marchés locaux, les consommateurs constatent l’ampleur du phénomène. Hadja Sangaré, vendeuse, témoigne :
« Le bidon est passé de 200 000 à 250 000 GNF, puis à 300 000 GNF. Nous avons dû augmenter les prix à la vente : ce qui se vendait à 5 000 GNF coûte désormais 10 000 GNF. »
Face à cette explosion, certains se tournent vers l’huile raffinée importée, moins coûteuse mais jugée moins naturelle.
Cette flambée s’explique par plusieurs facteurs : une production réduite – les noix de palme n’étant pas encore à maturité – et la reprise des exportations après plusieurs années d’interdiction. « L’huile rouge de Lola est très recherchée dans les pays voisins », précise un responsable de la direction préfectorale du commerce.
Au-delà de sa valeur économique, l’huile rouge locale est riche en vitamine A, essentielle pour la prévention de la cécité, ce qui renforce encore son attrait sur les marchés internationaux.
Entre profits record pour les producteurs et difficultés croissantes pour les consommateurs, l’huile rouge de Lola illustre les tensions d’un marché local stratégique, devenu incontournable à l’échelle régionale.
Par nimba224.com






