Un nouveau drame est survenu au cœur de Conakry. Dans la nuit du lundi 28 juillet 2025, le corps sans vie d’un homme d’environ 57 ans a été découvert dans un abri de fortune, dissimulé dans une concession abandonnée du quartier Sandervalia, commune de Kaloum. Il était environ 23h30 lorsque la macabre découverte a été faite, dans un recoin isolé, difficile d’accès.
La victime, connue localement sous les surnoms de « Karamokhő » ou « Simbo », était un habitué du quartier et identifié comme toxicomane. Il a été retrouvé allongé à même le sol, la tête posée sur un bidon vide, entouré de chaussures éparpillées et de petites boîtes contenant vraisemblablement des produits de médecine traditionnelle.
Selon Yakhouba Cissoko, chef du quartier Sandervalia, Karamokhő s’était installé récemment dans ce lieu insalubre, apparemment pour rejoindre un autre sans-abri, Boman, également connu pour sa dépendance aux drogues, décédé dans les mêmes circonstances il y a deux semaines. « Jusqu’à présent, personne ne connaît ses proches ni sa véritable identité », a-t-il déclaré.
Alertées, les autorités locales et les services de sécurité se sont immédiatement rendus sur les lieux. Sur instruction du maire de Kaloum, le corps a été transféré à la morgue de l’hôpital Ignace Deen, en attendant une identification formelle et une éventuelle autopsie.
Cette nouvelle tragédie remet sur le devant de la scène la question alarmante des sans-abris et des toxicomanes dans les zones déguerpies du centre-ville de Conakry, livrés à eux-mêmes dans des conditions de précarité extrême. À l’heure où les politiques de déguerpissement se multiplient, l’absence de mesures d’accompagnement social interroge sur la responsabilité collective face à ces vies brisées.
Par nimba224.com






