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JUSTICE — Tradipraticien condamné après le décès d’une patiente : un an de prison et interdiction d’exercer pour Souleymane Diaguily Diallo

CONAKRY — Le tribunal correctionnel de Kaloum a rendu son verdict ce lundi 4 août 2025 dans une affaire mêlant médecine traditionnelle et drame humain. Souleymane Diaguily Diallo, âgé d’environ soixante ans, a été condamné à un an de prison dont huit mois assortis de sursis, ainsi qu’à deux millions de francs guinéens d’amende, pour administration de substances nuisibles ayant entraîné la mort d’une patiente.

Les faits remontent au 28 mars 2025, lorsque Yari Touré, souffrant de sinusite, s’est tournée vers le tradipraticien à la recherche d’un remède. Le produit qui lui a été administré s’est révélé fatal. Selon le prévenu, la patiente aurait inhalé le médicament à l’encontre de ses instructions :

« Je lui ai dit de le prendre en se couchant le soir, mais elle a insisté pour l’essayer sur place. Dès qu’elle l’a inhalé, elle a commencé à suffoquer. Nous l’avons conduite à l’hôpital, mais elle n’a pas survécu », a-t-il expliqué, en larmes, devant le tribunal.

Profondément affecté, Souleymane Diaguily Diallo a exprimé ses regrets et présenté ses excuses à la famille de la défunte, qui a par la suite désisté de son action. Malgré ce retrait, le ministère public a requis un an de prison dont sept mois avec sursis, assorti d’une amende de cinq millions de francs guinéens.

Le tribunal, tout en reconnaissant la gravité des faits, a opté pour une peine partiellement aménagée. Il a également interdit à l’accusé d’exercer toute activité de tradipraticien pendant cinq ans, une décision saluée comme un signal fort en faveur de la protection de la santé publique.

Cette condamnation, bien que modérée, met en lumière les risques liés à l’absence de contrôle sur certaines pratiques médicinales traditionnelles. Dans un pays où une partie importante de la population continue de recourir aux soins alternatifs, la question de la formation, de l’agrément et du suivi des tradipraticiens reste cruciale.

Le drame de Yari Touré rappelle, douloureusement, la nécessité d’un encadrement plus rigoureux pour éviter que de bonnes intentions ne se transforment en tragédies.

 

Par nimba224.com

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