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Guinée : Répression, censures et violences – Amnesty tire la sonnette d’alarme dans son rapport 2025

Dans son rapport annuel publié le 29 avril 2025, Amnesty International dresse un tableau alarmant de la situation des droits humains en Guinée. L’organisation y dénonce une intensification des atteintes aux libertés fondamentales et une répression accrue de la dissidence sous le régime de transition.

Depuis l’interdiction des manifestations en mai 2022, les autorités ont maintenu une politique de répression systématique contre les voix critiques. Les forces de sécurité auraient fréquemment utilisé une force excessive pour disperser des rassemblements pacifiques, causant plusieurs morts et blessés, y compris parmi les mineurs, comme ce fut le cas à Kindia et Boffa.

Le rapport pointe également la fermeture de plusieurs médias indépendants, dont FIM FM, Espace FM, Djoma TV et Espace TV, et des restrictions prolongées de l’accès à Internet. La liberté d’expression et d’association s’en trouve fortement fragilisée.

Des cas de détentions arbitraires et de disparitions forcées sont aussi documentés, notamment celles d’Omar Sylla et Mamadou Billo Bah, toujours portés disparus. Le journaliste Habib Marouane Camara demeure lui aussi introuvable depuis son arrestation présumée en décembre.

Au chapitre judiciaire, Amnesty salue la condamnation de huit personnes pour crimes contre l’humanité dans l’affaire du massacre du 28 septembre 2009, tout en soulignant l’importance de garantir vérité, justice et réparations aux victimes.

Autre sujet de préoccupation : la persistance des mutilations génitales féminines, qui toucheraient encore 95 % des femmes et filles âgées de 15 à 49 ans selon l’UNICEF, ainsi que l’insuffisance de la prise en charge des survivantes de violences sexuelles.

Enfin, le rapport revient sur les conséquences sociales et économiques de l’explosion d’un dépôt de carburant en décembre 2023, à l’origine de longues coupures d’électricité et d’une flambée des prix, aggravant la précarité des ménages.

Alors que la transition politique enclenchée en 2021 devait s’achever en 2024, Amnesty International déplore l’absence de progrès significatifs et appelle les autorités guinéennes à respecter leurs engagements vis-à-vis de la CEDEAO et du peuple guinéen.

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