Les Forces Vives de Guinée (FVG) montent au créneau après l’enlèvement d’Elhadj Adama Keïta, 75 ans, survenu le 29 septembre 2025 à son domicile de N’Zérékoré. Selon leur déclaration, le vieil homme, dont l’état de santé est jugé fragile, a été arraché à sa maison par des individus cagoulés.
Pour les FVG, cet acte n’est pas anodin : il serait directement lié aux prises de position critiques émises à l’étranger par son fils, Mamoudou Babila Keïta, farouche opposant au régime militaire. Elles accusent ouvertement la junte d’avoir orchestré ce qu’elles qualifient de « kidnapping odieux » et de retenir le septuagénaire en otage.
« Lorsque la junte ne parvient pas à réduire au silence les voix dissidentes à l’étranger, elle s’en prend lâchement à leurs parents restés en Guinée. C’est une pratique immorale, digne d’un régime aux abois », dénoncent-elles.
Les Forces Vives estiment que s’attaquer au père pour atteindre le fils représente un « seuil de l’infamie », transformant une affaire politique en violation flagrante de la dignité humaine.
Face à ce qu’elles décrivent comme un « acte cruel et inhumain », les FVG exigent la libération immédiate et sans condition d’Elhadj Adama Keïta. Elles tiennent la junte pour seule responsable de son sort et préviennent que toute atteinte à sa santé ou à sa vie incombera aux autorités en place.

Par nimba224.com






