CONAKRY – C’est une image qui marque. Ce lundi 9 février 2026, le nouveau ministre de la Jeunesse et des Sports, Cellou Baldé, s’est rendu chez Mamadou Antonio Souaré. Un geste fort, hautement symbolique, qui pourrait bien ouvrir une nouvelle page du football guinéen, longtemps miné par les divisions.
Plus qu’une visite de courtoisie, cette rencontre ressemble à une tentative assumée de réconciliation autour du ballon rond.
Depuis le départ d’Antonio Souaré de la tête de la Féguifoot, le football guinéen traverse une crise sans précédent : blocages institutionnels, luttes d’influence, perte de repères.
En allant à la rencontre du propriétaire du Horoya AC, Cellou Baldé envoie un message clair : aucune refondation sérieuse n’est possible sans l’implication des acteurs historiques.
Sur ses plateformes officielles, l’ancien président de la Fédération s’est félicité de cette démarche, saluant une approche fondée sur l’écoute, le respect et la recherche de solutions durables.
Les échanges ont porté sur des axes stratégiques :
la relance des infrastructures sportives ; la promotion du sport à la base ;
la mise en commun des expériences au profit de la jeunesse ;
la nécessité d’un dialogue inclusif pour dépasser les querelles du passé.
Un premier jalon vers une gouvernance apaisée du sport guinéen.
Le test de la cohésion
Mais le vrai défi commence maintenant. Pour réussir là où ses prédécesseurs ont échoué, Cellou Baldé devra transformer ce geste symbolique en dynamique nationale.
Dans les milieux sportifs, on attend déjà la suite : des rencontres annoncées ou espérées avec Kerfalla Person Camara (KPC) et Bouba Sampil. L’objectif est limpide : mettre fin aux guerres d’ego qui ont longtemps pris en otage le talent des footballeurs guinéens.
Car au-delà des hommes, c’est l’avenir du football national — et de toute une jeunesse — qui se joue.
Par nimba224.com






