La patience des enseignants communautaires arrive à bout. Intégrés à la fonction publique locale depuis 2024, ils attendent toujours le paiement de neuf mois d’arriérés de salaire, ainsi que l’application de l’augmentation salariale de 25 % pourtant annoncée par les autorités. Une situation jugée « intenable » par les principaux concernés.
Contacté par notre rédaction ce jeudi 8 janvier 2026, le coordinateur des enseignants communautaires, Makan Soumah, interpelle l’État et dénonce le non-respect des engagements pris. « Nous ne demandons rien d’extraordinaire, seulement le paiement de notre dû. Les enseignants des collectivités locales vivent dans une précarité extrême. Si cette situation perdure, nous serons contraints, avec nos syndicats, de passer à d’autres formes d’actions », prévient-il.
Selon lui, un protocole, puis un protocole additionnel, ont pourtant été signés. Ces documents prévoient clairement le paiement des arriérés de salaire et l’application de la hausse de 25 %, intégrée au statut des enseignants des collectivités locales. Mais sur le terrain, aucun changement.
« Toutes les démarches ont été menées avec nos structures syndicales d’affiliation, notamment le SNE et la FSPE. À ce jour, aucun point n’a été exécuté. Le mécontentement gagne du terrain », alerte le coordinateur.
Au total, près de 10 000 enseignants communautaires sont concernés par ces arriérés. Face au silence des autorités, la tension monte et le spectre d’une mobilisation d’ampleur plane sur le secteur éducatif, déjà fragilisé par des conditions de travail difficiles.
Par nimba224.com






