mercredi, avril 8, 2026
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ÉDUCATION SOUS TENSION : rupture totale avec le gouvernement, les enseignants convoquent une AG décisive

CONAKRY – Le bras de fer s’intensifie; Face à l’impasse des négociations avec le gouvernement, l’intersyndicale de l’éducation (FSPE–SLECG–SNE) hausse le ton et passe à la vitesse supérieure. Une assemblée générale dite « souveraine » est convoquée pour le samedi 11 avril 2026 à 12 heures, à la Bourse du Travail.

Objectif : trancher. Et décider des prochaines actions.

Pour les leaders syndicaux, la situation est claire : le dialogue est mort.

Interrogé, Michel Pépé Balamou, figure de proue du mouvement, ne mâche pas ses mots. Il dénonce une inertie totale des autorités, malgré les engagements pris lors du protocole d’accord additionnel signé en janvier dernier.

« Les motivations sont simples : rupture du dialogue. Nous sommes face à un dialogue de sourds. Les ministères concernés n’arrivent même pas à mettre en place un cadre formel pour activer les commissions techniques », déplore-t-il.

Sur la table, une série de dossiers explosifs restés sans réponse :

– La mise en place des commissions techniques

– Le traitement des enseignants contractuels

– L’examen des actes de nomination pour les primes de fonction

– La révision du statut particulier de l’éducation

– Le reclassement des enseignants, notamment ceux admis aux concours professionnels ou titulaires de diplômes post-universitaires, mais toujours bloqués en hiérarchie B

À cela s’ajoute un climat social délétère, marqué par des litiges salariaux persistants : salaires gelés, arriérés impayés, primes d’incitation inexistantes.

Autre point de crispation : la situation des fonctionnaires locaux.

Recrutés en 2024, près de 10 000 agents cumulent aujourd’hui neuf mois d’arriérés de salaire. Pire, ils restent exclus du système bancaire, faute de régularisation administrative.

Un cas jugé « inacceptable » par les syndicats.

Face à ce qu’elle qualifie de « mauvaise foi », l’intersyndicale élargit le front. Elle interpelle les leaders religieux, la société civile, notamment le CNOSC, la Fédération des parents d’élèves ainsi que le CNDS, pour une médiation urgente.

« Ce ne sont pas de nouvelles revendications. Ce sont des engagements signés et assumés par le gouvernement », insiste Michel Pépé Balamou. À quelques semaines des examens nationaux et dans un climat préélectoral déjà tendu, la pression monte.

L’assemblée générale du 11 avril s’annonce décisive.

« Elle est souveraine. Elle décidera. Et nous appliquerons », prévient le syndicaliste.

Le compte à rebours est lancé. Le système éducatif retient son souffle.

 

 

Par nimba224.com

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