Six ouvriers ont été ensevelis dans l’effondrement brutal d’une fosse minière mécanisée à Doko, dans la préfecture de Siguiri. Un drame qui brise le mythe de la sécurité des exploitations semi-industrielles et met à nu de graves défaillances dans la gouvernance du secteur minier.
Contrairement aux accidents récurrents de l’orpaillage artisanal, cette tragédie s’est produite sur un site exploité avec des engins lourds, sous la supervision d’opérateurs étrangers, et théoriquement soumis à des normes strictes de sécurité. L’affaissement soudain d’une paroi a englouti les travailleurs, sans alerte ni échappatoire.
Mais au-delà du bilan humain, c’est le silence des autorités qui choque. Aucune communication officielle. Aucun responsable local pour s’exprimer. Toutes nos tentatives pour joindre le président de la délégation spéciale de Doko sont restées vaines. Un mutisme qui alimente les soupçons et interroge : qui protège qui ?
Les corps des victimes ont été extraits après de longues heures de recherches et transférés vers Bembeta pour les obsèques. Pendant ce temps, les familles pleurent, la population s’indigne et les questions s’accumulent.
À Doko, la mine s’est effondrée. La chaîne de responsabilité aussi.
Par nimba224.com






