mercredi, février 11, 2026
AccueilACTUALITÉSDéficit d’enseignants : Salifou Camara (FSPE) alerte sur les conséquences de l’absence...

Déficit d’enseignants : Salifou Camara (FSPE) alerte sur les conséquences de l’absence des 5.000 non-retenus

Le manque criant d’enseignants continue de peser lourdement sur les établissements scolaires publics, aussi bien à Conakry qu’à l’intérieur du pays. Dans la capitale, certains responsables d’écoles font appel à des volontaires ou à des étudiants pour tenter de pallier ce vide. En zones rurales, la situation est encore plus préoccupante, avec des classes fermées, notamment au niveau primaire, faute d’enseignants.

Face à cette crise, Salifou Camara, secrétaire général de la Fédération Syndicale Professionnelle de l’Éducation (FSPE), a plaidé pour la réintégration des 5.000 enseignants contractuels non retenus lors du dernier concours d’intégration dans la fonction publique locale.

S’appuyant sur des données recueillies auprès de ses bases, Salifou Camara a dressé un tableau alarmant :

« Nous avons un besoin urgent sur le terrain. Par exemple, Kankan nécessite 3.995 enseignants supplémentaires, Mandiana a besoin de plus de 400 enseignants au primaire, et Siguiri fait face à la même situation. Dans la région de Labé, toutes les préfectures ressentent également ce manque. Cela démontre clairement que l’absence des 5.000 enseignants non retenus se fait gravement ressentir sur le terrain », a-t-il déclaré ce week-end.

Le leader syndical a également exhorté le ministre de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation, Jean Paul Cédy, à visiter les zones les plus reculées pour constater l’impact réel de ce déficit d’enseignants sur le fonctionnement des écoles.

Pour Salifou Camara, la qualification du système éducatif repose sur une collaboration étroite entre tous les acteurs du secteur. Il a insisté sur l’urgence d’identifier et de résoudre les problèmes structurels qui entravent le système :

« On ne peut pas qualifier un système éducatif sans enseignants, ni avec des salles de classe fermées ou surchargées à 90 ou 100 élèves. On ne peut pas améliorer un système où les enseignants ne sont pas régulièrement formés, ni en masquant ses difficultés. Il est impératif de mettre en lumière les problèmes pour que, collectivement, nous puissions trouver des solutions durables », a-t-il souligné.

Le syndicaliste a également dénoncé les critiques sur le niveau académique des enseignants contractuels non retenus. Selon lui, ces arguments sont infondés :

« Après le concours et dans la pratique en classe, de nombreux contractuels ont obtenu des moyennes de 15 voire 17. Malheureusement, ils n’ont pas été retenus. On tente de faire croire qu’ils n’avaient pas le niveau, ce qui est totalement faux. Certains ont accumulé cinq à dix ans d’expérience dans l’enseignement », a-t-il affirmé.

Ces déclarations mettent en lumière l’urgence d’une réforme approfondie pour résoudre les multiples dysfonctionnements du système éducatif guinéen et garantir un accès équitable à une éducation de qualité pour tous les élèves, en particulier dans les zones les plus défavorisées.

Par Bangoura Ousmane 663248787

RELATED ARTICLES

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

- Advertisment -
CIAO

Most Popular

Recent Comments