La bataille syndicale entre dans une phase décisive. Alors que le gouvernement affirme avoir pris des engagements majeurs pour désamorcer la crise, l’intersyndicale de l’éducation (FSPE–SNE) a convoqué ce mercredi une consultation cruciale avec les enseignants à la CNTG. Objectif : décider s’il faut suspendre ou maintenir la grève générale et illimitée qui paralyse le secteur depuis plus d’une semaine.
À peine arrivés, les leaders syndicaux ont été accueillis dans une ambiance électrique. Les enseignants, déterminés et en position de force, ont scandé :
« Statut particulier ou jamais ! »
« Déblocage ! Déblocage ! »
« Engagement, engagement ! »
Le message est sans ambiguïté : la base refuse de céder tant qu’aucune mesure concrète n’est actée.
Porté par cette ferveur, Michel Pépé Balamou a durci le ton :
« Nous ne serons jamais intimidés par qui que ce soit. Ce sont nos élèves que nous avons enseignés. »
Visiblement galvanisé, il a rappelé que le rapport de force n’est plus le même, porté par une jeunesse enseignante qui revendique une véritable révolution syndicale.
Sur le contenu des discussions avec le ministre de la Fonction publique, Balamou a annoncé la reprise des négociations ce jeudi 11 décembre, cette fois avec le SNAESURS de retour autour de la table. De neuf revendications initiales, le dossier en compte désormais douze, dont la révision du statut unique pour toute la corporation.
Face à cette pression, le gouvernement a demandé un ultime délai jusqu’à samedi.
La tribune syndicale a ensuite été ouverte aux enseignants, appelés à trancher : faut-il suspendre le mouvement pour laisser une dernière chance aux négociations, ou maintenir la grève jusqu’à satisfaction totale des revendications ?
La décision finale de l’intersyndicale est attendue dans les prochaines heures.
Affaire à suivre de très près.
Par nimba224.com






