Autrefois perçue comme une référence en matière de gouvernance communautaire, d’ouverture d’esprit et de démocratie, la Basse-Guinée traverse aujourd’hui une crise de leadership sans précédent. Depuis le décès du Kountiguigbé Elhadj Sekhouna Soumah, cette instance traditionnelle, censée être un symbole de cohésion et de sagesse, est en proie à une lutte acharnée pour le pouvoir, où les intérêts personnels prennent le pas sur le bien-être collectif.
La Coordination de la Basse-Guinée, autrefois un modèle de gestion communautaire, est désormais le théâtre d’un conflit d’intérêts honteux, où des individus sans légitimité tentent de s’accaparer l’autorité pour servir leurs propres ambitions.
Depuis la disparition d’Elhadj Sekhouna Soumah, au lieu d’un processus transparent et consensuel pour désigner un successeur, des rivalités intestines ont émergé, alimentées par des calculs politiques et des manipulations. Certains prétendants au trône, mus par des intérêts purement personnels, n’hésitent pas à instrumentaliser des figures influentes de la région, qui devraient pourtant être les garants de l’unité et de la dignité de la communauté.
Ce spectacle indigne ternit l’image de toute une région, transformant ce qui devrait être une transition sereine en une lutte de pouvoir déshonorante.
Autrefois perçue comme un bastion de sagesse et de démocratie, la Basse-Guinée est aujourd’hui un contre-exemple en matière de patriotisme et de cohésion. Cette crise de leadership, entretenue par des querelles d’égos et des intérêts financiers, donne une leçon inversée à ceux qui voyaient en elle un modèle d’unité nationale.
Au lieu d’être un vecteur de stabilité et de dialogue, la coordination est devenue un champ de bataille, où les véritables préoccupations de la population – développement, éducation, infrastructure – passent au second plan face aux querelles de clans.
L’État doit agir avant qu’il ne soit trop tard
Face à cette situation alarmante, l’État guinéen ne peut plus rester spectateur. Laisser ces conflits internes dégénérer sans intervention met en péril la stabilité sociale de la région et affaiblit l’autorité des institutions coutumières.
Le gouvernement doit prendre des mesures fermes et définitives pour mettre fin à cette absurdité, qui ne fait que jeter l’opprobre sur une communauté historiquement respectée. Une concertation nationale s’impose pour restaurer l’honneur de la Coordination de la Basse-Guinée et éviter qu’elle ne sombre définitivement dans le discrédit.
L’heure est grave. Si rien n’est fait, ce conflit d’intérêts ne fera qu’accentuer les divisions et miner davantage l’unité et la dignité d’une région qui, jadis, inspirait respect et admiration.
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